La Strasbourgeoise BiPER Therapeutics qui développe des candidats médicaments ciblant la protéine BiP a levé un 1,25 million d’euros en amorçage. La start-up créée en juillet 2021 co-fondée par Stéphane Rocchi, Rachid Benhida, Cyril Ronco et Mehdi Chelbi a reçu 300 k€ en fonds dilutifs de WiSeed via le WiClub Santé 2, 500 k€ en obligations convertibles de Bpifrance et 450 k€ de subventions dans le cadre du concours d’innovation i-Lab et de la part de la région Grand Est. Les fonds permettront d’avancer jusqu’au stade de la demande d’essai clinique (Clinical Trial Application – CTA en Europe et Investigational New Drug – IND aux Etats-Unis) au cours des 15 prochains mois avec le BPR001, un inhibiteur de BiP/GRP78, avec une indication primaire dans le cancer gastrique. « Nos molécules first in class induisent un fort stress du réticulum endoplasmique qui entraîne les cellules cancéreuses vers le burn-out, » confie Mehdi Chelbi, qui a pris en main la direction générale de BiPER Therapeutics.

Il ajoute. « C’est une approche assez originale et unique que nous avons validée par plusieurs études de preuve de concept in-vivo et in-vitro. » Le BPR001 a déjà montré son efficacité in vivo en monothérapie et en combinaison avec la chimiothérapie et deux immunothérapies. Il s’agit désormais de finaliser les étapes précliniques non-règlementaires et règlementaires.
Un tour A de 20 M€ en cours
Dans le monde, un million de personnes souffrent de cancers gastriques et 50% des patients atteints de cancers gastro-intestinaux sont résistants aux traitements standards. Le marché devrait croître de 2% par an et le besoin médical non couvert demeure très important malgré l’arrivée de nouveaux traitements immunothérapeutiques de première intention. Pour accélérer son développement, BiPER Therapeutics compte lever 20 M€ d’ici la fin du second trimestre 2023. Un financement qui devrait lui permettre d’aller jusqu’en phase 2. Outre l’originalité de l’approche, l’entreprise a plusieurs atouts en main pour séduire de potentiels investisseurs. « Nous n’avons pas de concurrence frontale sur notre cible et nous sommes sur de la petite molécule en forme orale, » indique Mehdi Chelbi qui conclût : « Nous avons démontré notre efficacité dans des cancers non traités et enfin nous avons une activité antitumorale directement sur les cellules cancéreuses très différente de celles que peuvent voir aujourd’hui, en oncologie, les investisseurs ».
JBT






