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Cairdac, le pacemaker de demain

Créée il y a 6 ans, la start-up boucle une série A de 17 M€ menée par cinq investisseurs dont Mérieux Equity Partners pour développer son stimulateur cardiaque autonome.

C’est un petit cylindre en titane de 2 à 3 grammes à peine. Injecté dans une artère, il permettrait de stimuler sans sonde et sans pile l’activité cardiaque d’un patient en convertissant une énergie mécanique en énergie électrique. Développé par Cairdac, ce pacemaker baptisé ALPS, attire aujourd’hui 5 investisseurs aux côtés du groupe industriel familial Doliam, dont la filiale Vermon se trouve à l’origine de cette innovation.

La start-up réalise ainsi une série A de 17 M€ auprès de son actionnaire historique, de Mérieux Equity Partners (via OMX Europe Venture Fund), Supernova Invest (via Supernova 2 Fund), et Bpifrance qui sont rejoints par Sham Innovation Santé et la caisse régionale de Crédit agricole de la Touraine et du Poitou.

Premiers tests sur l’homme en 2024

L’innovation, présentée comme « le premier stimulateur cardiaque sans fil sans pile et autonome au monde incorporant une technologie brevetée unique de récupération d’énergie inertielle synchronisée avec le rythme cardiaque, lui permettant de récolter l’énergie cinétique du cœur », est en développement depuis 2016.

A ce jour, l’ensemble des pacemakers sur le marché nécessitent d’être pourvus d’une pile, laquelle exige d’être remplacée, après 6 à 7 ans d’usage, au prix d’une opération. La création d’un pacemaker sans pile et sans fil est la martingale des medtechs cardiaques. Tous les grands acteurs y travaillent mais Cairdac estime avoir une longueur d’avance sur ses concurrents avec le dépôt de 52 brevets internationaux. « Nous sommes sur une véritable rupture technologique. Le mouvement régulier du cœur développe 2 watts. Or, ALPS, un dispositif médical de classe 3 (classe de risque la plus élevée, ndlr), consomme environ 1 million de fois moins d’énergie », détaille An Nguyen-Dinh, le PDG de Cairdac.

Ce tour de financement doit permettre à la medtech, dont les activités se partagent entre Antony et Tours, d’apporter les preuves de concept cliniques nécessaires à son homologation alors que des démarches de certification auprès de la FDA ont été entamées. Les tests de sûreté et toxicité chez l’animal (moutons et porcs) devraient débuter cette année. Les premières évaluations sur l’homme sont quant à elles envisagées d’ici fin 2024 en fonction des résultats préalablement obtenus chez l’animal.

Le même actionnaire que FineHeart

Jusqu’ici, Cairdac a assuré son développement grâce au support de Doliam (4 M€) et de subventions publiques, notamment issues de programmes européens, pour un montant de 2 M€. Sur le plan scientifique, des laboratoires des universités de Rennes, de Bordeaux et de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI Paris) ont été mis à contribution.

De son côté, Doliam, également investisseur dans la medtech bordelaise FineHeart qui propose le traitement d’une pathologie cardiaque différente de celle adressée par Cairdac, indique par la voie de son PDG Etienne Flesch croire en « l’avance technologique » d’un dispositif qu’elle a porté sur les fonts baptismaux.

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