Cilcare peut faire progresser ses essais cliniques. La biotech montpelliéraine annonce mercredi 4 décembre la levée de 21 M€, finalisant ainsi un tour de table d’un montant total de 40 M€. « Les fonds financeront deux essais cliniques de phase 2a pour le candidat médicament CIL001, ciblant la synaptopathie cochléaire (principale cause des troubles de compréhension dans le bruit, acouphènes, hyperacousie), ainsi que l’avancement du développement préclinique du candidat CIL003 », détaille la société dans un communiqué.
Cette levée de fonds réunit de nouveaux investisseurs : Shionogi & Co, LTD., et Sprim Global Investments ainsi que des investisseurs historiques tels que l’Aris (Agence régionale des investissements stratégiques) Occitanie, Sofilaro, (la filiale, spécialisée en capital investissement des caisses régionales du Crédit agricole du Languedoc et de Sud Méditerranée), Sud PME Croissance et l’University of Vermont Health Network, dont, pour le clin d’œil géographique, la capitale n’est autre que… Montpellier ! « C’est un fait du hasard », assure Celia Belline, la dynamique PDG de Cilcare. « La relation avec ce fonds s’est faite par l’entremise de la French american chamber of commerce of new england (FACCNE), que je remercie ici », précise-t-elle.
« Ce nouveau financement, complété par des accords stratégiques comme l’option de licence exclusive signée avec Shionogi Ltd (15 M€ en juin, ndlr). et le soutien des fonds France 2030 gérés par Bpifrance dans le cadre du programme Idemo (4,2 M€), marque une étape décisive dans la croissance de Cilcare », veut croire la PDG de la biotech montpelliéraine. « Il nous donne les moyens de réaliser nos ambitions, les moyens d’amener nos innovations en clinique, au plus près des patients et des soignants pour répondre concrètement à leurs attentes », soutient-elle.
Depuis quelques années, Cilcare mène un travail visant notamment à identifier des biomarqueurs auditifs, dans le but de de mieux sélectionner les patients d’une part ; et d’évaluer plus précisément les thérapies en essais cliniques, d’autre part ; afin de mieux identifier les sous-populations à risque élevé de synaptopathie.
En juin dernier, l’accord signé par Cilcare avec le groupe pharmaceutique japonais Shionogi dans le cadre d’un contrat de licence d’exploitation des droits mondiaux de ses candidats médicaments CIL001 et CIL003 avait permis à la biotech française d’entrevoir, déjà, de belles perspectives. Dans le cadre de cet accord, Cilcaire est éligible « à recevoir jusqu’à 400 M€ en paiements d’étapes lors du développement et de la commercialisation réussis des candidats médicaments », réaffirme Célia Belline. Créée en 2014, la société montpelliéraine emploie actuellement 45 personnes, dont une partie à Boston.
Guillaume Mollaret




