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lundi 19 janvier 2026

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ERYPHARM : SOUVERAINETÉ SANGUINE OBLIGE !?

▶️ 3 min

(BIOTECHFINANCES N°984 Lundi 18 avril 2022) La biotech francilienne Erypharm est toujours à la recherche de fonds pour un tour A potentiel d’un montant de 25 M€. Créée en 2016 avec une enveloppe d’amorçage de 16,4 M€ apportés par le familly office belge Corely, l’entreprise compte produire industriellement et à grande échelle des globules rouges de culture (GRc) à partir de cellules souches hématopoïétiques humaines (CSH). Sur le carnet de route de cette biotech dont les travaux sont issus de recherches menées à Sorbonne Université et à l’Inserm, 2022 devait être l’année de la finalisation des études pré-cliniques pour confirmer la non-toxicité du produit. Les essais cliniques étaient pour leur part programmés en 2023 et la mise à disposition du produit pour les patients devait intervenir en 2030. Mais, pour l’heure, l’agenda est un peu chamboulé faute d’investisseurs à poches profondes prêts à s’engager dans l’aventure. Bpifrance pourrait suivre mais la banque n’interviendra potentiellement qu’en présence d’un VC providentiel. Les fonds initiaux ont été de leur côté consommés en grande partie pour développer un procédé optimisé et industrialisable, préparer les essais cliniques, rechercher un nouveau site, mener des études techniques, définir le protocole et développer le pilote.

Un modèle complexe

En l’absence de CDMO à même de produire les GRc pour le compte d’Erypharm, le cash recherché doit logiquement servir à la mise en place d’une unité de production intégrée pour un coût estimé à 10 M€. Le solde, 15 M€, viendra en soutien des phases précliniques et cliniques restantes en vue de la commercialisation. « Nous devons lever plusieurs verrous, » souligne Luc Douay – Président et directeur scientifique d’Erypharm. « Les investisseurs ne sont pas enclins à s’engager dans l’effort en immobilier et en matériel qu’exige notre développement. C’est hors de leur champ traditionnel d’intervention. Par ailleurs, le retour sur investissement leur semble trop tardif. » Au-delà, d’autres questionnements se profilent. Les options de sorties industrielles potentielles vers la big pharma sont limitées et la compétition sur le prix met le business model de l’entreprise sous pression. Au sein d’Eryrpharm, le coût de production au kilo de globules rouges de culture est estimé à 1 500 euros contre 200 euros environ pour le sang issu de transfusion sous contrôle de l’Etablissement français du sang. « Je peux comprendre les réticences des investisseurs privés, » reconnait Luc Douay. « Ceci dit, je pense qu’au regard des annonces de stratégies de santé publique, il ne serait pas inopportun que l’Etat finance les phases difficiles que nous devons affronter. »

L’urgence qui vient

Les globules rouges d’Erypharm auraient une espérance de vie de 120 jours, ceux issus des transfusions restent sous la barre des 30 jours. De surcroît les premiers sont homogènes et plus efficaces. Toujours selon les messages de l’entreprise, ils sont susceptibles de réduire le nombre de transfusions et les risques de complications infectieuses et immunologiques. Enfin, un don de cellules souches hématopoïétiques humaines permet à Erypharm de fabriquer une centaine de poches. « Si l’on mesure en coûts de transfusion et non en termes de coûts de production, les GRc présentent des avantages indéniables, » relève encore Luc Douay qui ajoute. « Il n’est pas dans notre objectif de remplacer les transfusions sanguines par les GRc mais notre solution permet de régler un certain nombre de problèmes connus pour les patients polytransfusés. » Une question qui risque de se poser avec davantage d’acuité dans le futur. « Notre population vieillit, ce qui signifie que l’incidence des maladies qui vont nécessiter une transfusion sanguine va augmenter » reprend Luc Douay qui pointe le gap à venir entre les donneurs et les receveurs potentiels. « Les pandémies et événements graves que nous vivons ne nous mettent pas non plus à l’abri du scenario catastrophe. » De quoi mettre en alerte les tenants de la souveraineté nationale en santé dans un contexte où la prévention semble prendre le pas sur la réaction.

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