2 7
vendredi 16 janvier 2026

1140-09-01-2026

[ihc-hide-content ihc_mb_type="show" ihc_mb_who="5,6" ihc_mb_template="-1"][download id="211806"][/ihc-hide-content]
41,00 
- Publicité -spot_img

IPSEN SORT SON CHÉQUIER

▶️ 2 min

(BiotechFinances n°993 lundi 4 juillet 2022) Le troisième laboratoire français acquiert pour 234 M€ la biotech américaine Epizyme et confirme ses positions contre le cancer. Un rachat qui s’intègre dans un plan global en vue de reprendre l’initiative face à l’érosion des ventes de certains produits comme la Somatuline.

Ipsen conforte sa stratégie de croissance externe avec le rachat de molécule éprouvée. Lundi 27 juin, le troisième laboratoire pharmaceutique français annonce l’acquisition de la biotech américaine Epizyme pour un montant de 234 M€. Spécialisée dans les traitements contre le cancer, cette entreprise a notamment développé le Tazverik, un médicament (voie orale) prescrit pour traiter certains lymphomes qui a obtenu l’approbation des autorités américaines voilà deux ans.

« Nous disposons d’une solide expérience dans les tumeurs solides. Aussi, nous avons décidé d’étendre notre champ de compétences dans l’hématologie », explique Philippe Lopes-Fernandes, chief business officer (CBO) d’Ipsen, chargé de mettre en place une stratégie d’acquisition d’un montant global de 3,5 Mds€ d’ici la fin de l’année 2024 (Lire en pages 6 et 7 notre grand angle sur la stratégie du groupe Ipsen).

En ce sens, le rachat d’Epizyme -qui se concentre sur l’épigénétique- constitue un achat d’une taille relative puisqu’Ipsen travaille sur des enveloppes pouvant monter jusqu’à 800 M€ dans des sociétés ayant déjà obtenu des autorisations de mise sur le marché (first-in-class ou best-in-class), ou bien au stade de développement clinique. Le laboratoire français n’a pas encore statué sur la conservation ou la revente des molécules d’Epizyme actuellement en développement. En revanche, à terme, il a indiqué vouloir intégrer un maximum des équipes de la pharma américaine (200 personnes) à ses équipes de R&D.

« Les Etats-Unis sont le plus important marché pharmaceutique dans le Monde mais nous étudions toutes les opportunités de croissance externe où qu’elles se trouvent et notamment en France », précise Philippe Lopes-Fernandes.

Équilibrer le portefeuille

Si Ipsen s’intéresse aux médicaments anticancer qui représentent plus de 60% de ses revenus, le laboratoire se sait trop dépendant de la Somatuline, une solution injectable pour lutter, notamment, contre des tumeurs carcinoïdes et neuroendocrines. Elle représente à elle seule 42% de son chiffre d’affaires. C’est la raison pour laquelle la pharma hexagonale entend également faire des emplettes dans le secteur des maladies rares et les neurosciences.

« Nous cherchons à équilibrer, au moins un peu, notre portefeuille entre différentes maladies. Cependant, nous ne prendrons pas de décision par souci d’équilibre », tempère le CBO.

Sur le plan financier, l’OPA d’Ipsen sur Epizyme, une société cotée au Nasdaq, offrira aux actionnaires une prime de 144% par rapport au cours moyen d’Epizyme par rapport aux 30 journées boursières précédant l’annonce d’acquisition (55% par rapport au dernier cours). A Paris, les marchés ont fraichement reçu le projet d’acquisition. Estiment-ils la biotech trop chère payée ? Bien que cet achat permette de facto à Ipsen de renforcer ses positions Outre-Atlantique, l’action a affiché lundi un repli de 2,8%… la plus forte baisse du SBF 120 avant de retrouver quelques couleurs le lendemain (+0,47%) à 85,95 euros.

Guillaume Mollaret,

Journaliste Pôle Économie BiotechFinances

Articles de la même catégorie

FRANCE BIOTECH PLAIDE POUR UNE MOBILISATION DE L’ÉPARGNE PRIVÉE

Alors que les signaux macro s’améliorent et que les grands fonds disposent de liquidités massives, la situation de trésorerie des biotechs est « préoccupante...

Spécial investissements en santé 2026 : Captech Santé (Finorpa)

Eric Bernos, directeur d’investissement de Captech Santé (Finorpa)« La vallée de la mort du financement en santé s’étend du seed à la série A...

Spécial investissements en santé 2026 : Extens

Arnaud Houette, managing partner du fonds spécialisé dans les logiciels de santé Extens« Nous pouvons prédire avec certitude que l’IA va changer la donne...

Spécial investissements en santé 2026 : Go Capital

Leila Nicolas, partner, GO Capital« Viser des maturités technologiques plus avancées ou des cycles de développement plus courts, comme en medtech »Cette année, le...

Spécial investissements en santé 2026 : Seroba

Bruno Montanari, partner chez Seroba« Nous risquons d’être pris en étau entre les USA et la Chine… »Signe de l’accalmie du financement du secteur...

Spécial investissements en santé 2026 : AdBio partners

Alain Huriez, président d’AdBio Partners« Un optimisme prudent pour 2026 »Dans le segment de l’early stage, le fonds spécialisé dans l’amorçage et la création...

Spécial investissements en santé 2026 : Kurma partners

Rémi Droller, associé chez Kurma Partners« Une prise de conscience des pouvoirs publics européens pour accroître notre compétitivité face à la Chine et aux...

Spécial investissements en santé 2026 : Truffle capital

Dr Philippe Pouletty, fondateur et directeur général de Truffle Capital« L’Europe est aujourd’hui un nain technologique derrière les USA, la Chine et l’Inde !...

Spécial investissements en santé 2026 : Andera Partners

Raphaël Wisniewski, associé chez Andera Partners« 2025 restera l’année du retournement ! »Dans un marché en amélioration, Andera Life Sciences a réalisé un second...

15h Biotech Express

Fondation Novo Nordisk, BioInnovation Institute (FR)

(Danemark/Pharma/ innovation–deeptech) – La fondation Novo Nordisk accorde une subvention de 736 M€ au BioInnovation Institute (BII), l’un des incubateurs sciences de la vie...

Généthon, AskBio, Caldera Therapeutics, Axol Bioscience

À LA UNE(France/Biotech–thérapie génique/maladie de Pompe) – Généthon accorde à AskBio une licence exclusive mondiale sur un transgène clé de sa thérapie génique expérimentale...