Vaccins ARNm, liposomes anticancéreux, thérapies siRNA… La nanomédecine n’est plus une promesse lointaine : elle a montré sa capacité à transformer la prévention et le traitement de maladies majeures – du Covid-19 au cancer, en passant par les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives ou encore les infections chroniques –, en ouvrant la voie à des approches plus ciblées, plus personnalisées et plus efficaces. Dans ce segment en plein essor, l’Europe a pris une longueur d’avance, forte d’un socle scientifique solide, d’une recherche translationnelle reconnue et d’un écosystème très bien structuré. À la tête de l’ETPN (European Technology Platform on Nanomedicine) depuis mi-juin, Laurent Lévy, cofondateur et CEO de Nanobiotix – dont les nanoparticules injectées dans la tumeur amplifient l’effet de la radiothérapie – détaille pour Biotech Finances sa feuille de route : transformer le potentiel scientifique européen en solutions thérapeutiques concrètes, au bénéfice direct des patients.
BiotechFinances : Quel est le rôle de l’ETPN et son importance pour la filière nanomédecine ? Cet article est réservé à nos abonnés.
Laurent Lévy, CEO de Nanobiotix et président de l’ETPN : L’ETPN est une plateforme qui a été créée par l’Europe il y a une vingtaine d’années. Au début, il s’agissait d’un simple think tank, destiné à fédérer les acteurs du secteur : industriels, start-ups, laboratoires académiques et institutions publiques. Nanobiotix, que je dirige depuis sa fondation en 2003, en a toujours été membre. Dès 2006, j’ai intégré son board. Entre 2012 et 2019, avec Patrick Boisseau (CEA), nous avons pris la vice-présidence, avec l’ambition de transformer
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