« Le financement des phases 2 et 3 s’effectue souvent à l’extérieur de la Bourse à des conditions alternatives et moins positives en termes de valorisation »

Aujourd’hui, l’appétence des Big Pharmas pour les biotechs et medtechs ne faiblit pas comme en témoigne la cession cet été d’Emergence Therapeutics (société d’ADCs en oncologie, créée par Kurma) à un grand groupe. Les laboratoires n’hésitent pas à débourser des sommes conséquentes pour racheter des programmes innovants. C’est d’autant plus vrai qu’une fraction de plus en plus grande de leur R&D vient de l’extérieur et non plus de leur recherche interne. Néanmoins, l’accès au marché boursier reste encore fermé aussi bien en Europe qu’au Nasdaq. Le financement des développements cliniques de phase 2 et 3 s’effectue souvent à l’extérieur de la Bourse à des conditions alternatives et moins positives en termes de valorisation. A l’avenir, nous espérons avoir de bonnes nouvelles et assister à une ouverture de la Bourse, ce qui permettra aux investisseurs d’enregistrer des plus-values sur les sociétés cotées, en post introduction (IPO), avec une création de valeur.
Plusieurs opérations en cours
S’agissant des deals, nous menons actuellement plusieurs opérations. Et nous sommes focalisés sur le refinancement des sociétés de notre portefeuille. Nos trois équipes investissent dans plusieurs domaines : d’une part en « early Venture Therapeutics » (nouvelles solutions thérapeutiques utilisant différentes modalités et dans des champs thérapeutiques variés), d’autre part en « early Venture Diagnostics & Digital Health » (manière dont la digitalisation transforme le diagnostic et le monitoring patients et outils d’interconnexion des professionnels de santé et de l’industrie, créateurs de valeur et apportant du bénéfice patient comme les Datas Mining) et enfin, en « Growth Capital » dans tout le secteur de la santé avec cinq investissements effectués en dix-huit mois, dont Amolyt Pharma, présidée par le serial entrepreneur Thierry Abribat et la medtech Germitec, dirigée par Vincent Gardès).
Christine Colmont





