Cette entreprise biopharmaceutique spécialisée en médecine de précision, a annoncé ce vendredi 01 juillet 2022 à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle assistait la rédaction de BiotechFinanceS, la scission de ses activités de services (à destination des laboratoires pharmaceutiques) et de développement de molécules pour son propre compte (biotech).
Fondée en 1995 par Philippe Genne, son président directeur général actuel et actionnaire majoritaire, Oncodesign s’est spécialisée dans la découverte de thérapies pour lutter contre le cancer et autres maladies sans solutions thérapeutiques. Basée en France, à Dijon, au coeur du pôle universitaire et hospitalier et au sein du cluster de Paris-Saclay, Oncodesign compte à ce jour 240 collaborateurs au sein de 3 métiers : Service, Biotech, Intelligence Artificielle et dispose de filiales au Canada et aux États-Unis
Les modalités de l’opération
Coté à la Bourse de Paris sur le compartiment Euronext Growth Market depuis avril 2014, le groupe vient d’annoncer la séparation de ses activités services et biotech. Concrètement, lors de sa réunion du 29 juin 2022, son conseil d’administration a autorisé la signature du projet de traité d’apport partiel d’actifs soumis au régime des scissions, avec la société Oncodesign Precision Medicine (OPM, filiale détenue à 100%), prévoyant qu’Oncodesign apporte à OPM l’ensemble des actifs et passifs liés à son activité Biotech (activité de développement de nouvelles molécules dédiées à la médecine de précision et de nouvelles cibles identifiables grâce à l’intelligence artificielle-IA), valorisée à 3,4 millions d’euros par le cabinet Arthaud & Associés. De son côté, l’activité service valorisée à 100 millions d’euros sur une base entièrement diluée devrait passer sous contrôle du fonds de private equity, Edmond de Rothschild Equity Strategies IV SLP, à hauteur de 52,17%. Cette prise de contrôle serait suivie du dépôt d’une OPA (offre publique d’achat) simplifiée sur le reste des titres Oncodesign à un prix de 14,41 euros par action, tandis qu’OPM resterait cotée en Bourse.
Une meilleure visibilité des activités de recherche
Comme l’a précisé Philippe Genne, « cette opération répond en tous points aux attentes des investisseurs qui exigeaient une transparence des deux activités et une meilleure valorisation de chacune des entités et de l’ensemble ». En effet, elle s’inscrit dans le processus de séparation des activités au sein d’Oncodesign entrepris il y a maintenant plus de deux ans par la création des 3 métiers (Service, Biotech et IA), avec l’objectif de séparer Biotech/IA et Service. Il s’agit en effet d’augmenter la visibilité des activités de découverte de nouveaux produits thérapeutiques et diagnostiques sous la marque Oncodesign Precision Medicine et de les différencier de celle d’Oncodesign Service (ODS). Cette scission d’activité a aussi pour but d’accélérer le développement des molécules thérapeutiques innovantes issues de la technologie propriétaire Nanocyclix et de la MRT (Radiothérapie systémique), basé sur la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques. Lors de la conférence de presse du vendredi 01 juillet 2022, Philippe Genne a indiqué « qu’il restera un actionnaire significatif de la société OPM et qu’il en sera le président directeur général, permettant ainsi de garantir une continuité stratégique de cette activité ».
OPM entend mettre en place une stratégie de développement clinique accéléré dans les thérapies innovantes
Fort d’un portefeuille de molécules et de cibles thérapeutiques diversifiées, Oncodesign Precision Medicine (OPM) se positionne comme un découvreur de molécules efficaces contre les cancers résistants et avancés et autres pathologies sans solution thérapeutique. Une plateforme innovante de sélection de nouvelles cibles thérapeutiques a été développée à partir de données obtenues auprès des patients et au travers d’une approche novatrice utilisant l’IA. Deux candidats médicaments issus de la technologie Nanocyclix devraient entrer en phase clinique en 2022, l’un en partenariat avec le groupe pharmaceutique français Servier pour traiter la maladie de Parkinson, l’autre avec OPM dans le traitement des maladies immuno-inflammatoires chroniques.
Romain Thomas

