(BiotechFinances n°998 19 09 2022) C’est le second programme de recherche initié par la start-up One Biosciences, spécialisée dans l’utilisation combinée de l’IA et des technologies d’analyse en cellule unique. Après une étude sur le cancer séreux de haut grade de l’ovaire (en phase d’analyse des échantillons), LARYCARE s’intéresse au carcinome avancé du larynx et de l’hypopharynx. Une recherche possible grâce à la levée de fonds de 7 M€ réalisée auprès de Home Biosciences* – un venture builder qui a fondé One Biosciences avec l’Institut Curie et le Dr Céline Vallot, soutenue par les fonds d’investissements Redmile Group et Sofinnova Partners – et de BPI France à hauteur de 2 M€, via différents dispositifs (BFTE, PIA, Aide au développement Deep Tech).
La puissance de l’IA
« Ce volet de 7 M€ représente le montant nécessaire pour finaliser cette première étape de développement de la société, indique la CEO de One Biosciences et co-fondatrice de Home Biosciences Magali Richard. Nous avons la chance d’avoir des investisseurs qui ont confiance en nous, croient en notre modèle. L’objectif de LARYCARE est de comprendre les mécanismes impliqués dans la réponse et la résistance du patient à la chimiothérapie, pour les anticiper et ouvrir la voie à de nouvelles options thérapeutiques. « Le traitement des patients fait l’objet d’un choix entre la chirurgie et la chimiothérapie mais on ne sait pas très bien prédire quels patients vont répondre ou résister à cette dernière, pointe la CEO. En travaillant à l’échelle de la cellule et avec l’approche de l’IA, nous aurons une compréhension très fine des populations de cellules, pour cerner ce qui fait la différence entre une situation où le patient répond bien au traitement ou non. » Dans un premier temps, des analyses vont être réalisées sur des échantillons d’une vingtaine de patients recrutés à la clinique Hartmann et à l’Hôpital Paris Saint-Joseph, en partenariat avec l’Institut Raphael – Centre de Recherche. « Nous anticipons une période d’enrôlement de 12 à 18 mois et il n’est pas exclu que l’on ouvre un ou deux centres investigateurs additionnels » ajoute Magali Richard.
* Lire notre lettre n°964





