La biotech créée en 2018 souhaite lever 4 millions d’euros dans le courant de l’année pour son anticorps candidat sur le champ de l’oncologie.
4 millions d’euros : c’est le montant de la levée de fonds que Theranovir espère boucler dans le courant de l’année 2023, d’ici son troisième trimestre. Cette biotech est positionnée sur le développement d’anticorps immunothérapeutiques. Issue du monde de la recherche, elle a été fondée en 2018 et dispose d’un accord de licence globale et exclusive avec l’INSERM transfert. « Nous sommes une biotech multi disciplinaire qui ambitionne de développer des solutions innovantes dans trois domaines de pathologies étroitement liées : l’oncologie, l’obésité et les maladies virales. Pour cela, nous ciblons un complexe de protéines exprimées à la surface des cellules, appelées également récepteurs membranaires. Ce complexe constitue une plateforme de signalisations induite par une protéine circulante, leur ligand. Cette plateforme de signalisation permet de cibler de manière très spécifique selon le domaine soit le récepteur, soit le ligand ; par exemple pour l’oncologie, nous ciblons le récepteur, avec une stratégie de repositionnement pour les maladies virales », expose la dirigeante, le Dr Zakia Belaid-Sandal (PhD).

L’axe le plus avancé est justement l’oncologique. « Notre technologie repose sur un anticorps qui a la propriété exceptionnelle et unique de se fixer au récepteur exprimé à la surface des cellules cancéreuses, de rentrer dans leur noyau comme le ferait une chimiothérapie et d’induire la dégradation de l’ADN mais sans effet génotoxique sur les cellules normales, tout en ayant une très forte probabilité de réactiver la réponse immunitaire anti-tumorale », ajoute la dirigeante. La levée de fonds en cours pourrait permettre l’entrée en phase de développement CMC et le recrutement d’une équipe de six personnes pour emmener l’anticorps en phase 1 chez l’homme, à échéance fin 2024 – début 2025. Theranovir a déjà pu bénéficier de 420 000€ dans le cadre de levées de fonds (2018 et 2019), ainsi que de trois aides publiques : 173 500€ (Ilab), 200 000€ (innov’up, pour moitié en subvention et moitié en avance remboursable) et 30 000€ (Innov’up faisabilité).
Marie Albessard






