La biotech strasbourgeoise Iome Bio poursuit son développement, lequel s’accompagne nécessairement d’une quête d’argent frais. Axant sa recherche dans le secteur de l’immunothérapie, la société créée en 2020 est à présent en quête d’une série A de 20 M€ après avoir déjà levé 8 M€ auprès de ses fondateurs Quark Venture (Canada) et Seventure.
Iome Bio explore des mécanismes basés, à l’origine, sur le microbiome et découverts par deux laboratoires de l’université d’Harvard avec qui elle a signé un contrat de licence afin d’identifier de nouvelles cibles qui permettraient de surpasser la résistance aux « immune checkpoint inhibitors » par de nouveaux anticorps.

“Nous souhaitons adresser de façon simultanée PD1/PDL1 et l’autre RGMb/PDL2 qui modulent d’autres échappements immunitaires dans le cancer”, détaille Eric Rambeaux, le CEO de Iome Bio. “Notre travail de médecine translationnelle vise à comprendre l’expression du RGMb dans différents types de tissus”, poursuit-il.
Cancer et plus…
Officiellement incubée à Semia, l’incubateur des technologies innovantes de la Région Grand Est labellisé par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, l’entreprise est hébergée au sein de l’ICANS, l’institut de cancérologie de Strasbourg. Elle a par ailleurs reçu le soutien des pouvoirs publics avec Bourse French Tech (90 000 euros) ; une subvention régionale de 75 000 euros ainsi qu’une aide au développement Deep Tech (un mix de subvention et d’avance remboursable) pour un montant de 1,7 M€.
La levée de 20 M€ espérée doit permettre de financer la phase 1 et d’obtenir ses premiers résultats d’ici 3 ans.
Si les chercheurs demeurent à ce jour concentrés sur la recherche contre le cancer, Eric Rambeaux considère qu’il “peut y avoir une réflexion intéressante” sur des applications à d’autres maladies auto-immunitaire et inflammatoire.
G.M.




