3.8 C
Paris
dimanche 4 décembre 2022
0,00 €

Votre panier est vide.

- Publicité -spot_img

SPÉCIAL RÉTRO 2021

JANVIER 2021

Première IPO 2021 à la Bourse de Paris, Pherecydes Pharma lève 8 M€ en s’introduisant sur Euronext Growth. La biotech nantaise utilise des virus naturels tueurs de bactéries (bactériophages) pour traiter les infections résistantes aux antibiotiques. Ciblant des bactéries telle que le Staphylocoque doré, son portefeuille est constitué d’actifs pour lesquels les premières phases cliniques démarrent cette année. A l’issue de l’offre, le flottant représente 19,2% du capital. (Lire BiotechFinances n°928 du 25 janvier 2021, « PHERECYDES : 1ère DE CORDÉE SUR EURONEXT EN 2021 »)

CorWave réalise une série C de 35 M€ auprès d’actionnaires historiques tels que Bpifrance, Novo Holdings, Seventure, Sofinnova Partners et Ysios Capital, Pour sa part, EIC Fund, le fonds de capital-risque de la Commission européenne investit 15 M€ et réalise ainsi le tout premier investissement de son histoire ! Enfin deux autres investisseurs rejoignent le tour de table, la Financière Arbevel et le family office singapourien M&L Healthcare.

Lysogene (LYS), obtient un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 5 M€. Par ailleurs, la biotech spécialisée dans les thérapies géniques ciblant les maladies du système nerveux central (SNC) reçoit l’autorisation de la FDA pour démarrer un essai clinique aux Etats-Unis avec son candidat LYS-GM101 dans le traitement de la gangliosidose à GM1, une maladie pédiatrique potentiellement mortelle.

GenOway (ALGEN), spécialiste de la recherche préclinique génétiquement modifiés, obtient une subvention de 2,3 M€ de l’Union européenne et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour développer son catalogue de modèles humanisés ICP (immune checkpoint).

Separative, lauréate du concours européen EIC Accelerator Pilot, obtient un financement mixte de 7,4 M€ pour mettre sur le marché de l’industrie pharmaceutique son innovation de séparation des molécules.

L’entreprise danoise IO Biotech boucle une série B de 127 M€ dirigée par HBM Healthcare Investments qui entre au capital au côté de 9 autres nouveaux investisseurs rejoignant ainsi les trois historiques que sont Novo Seeds, Lundbeckfonden Emerge et Sunstone Life Science Ventures. La biotech est engagée dans les thérapies anti-cancéreuses immunomodulatrices basées sur sa technologie exclusive T-win IO Biotech. (Lire BiotechFinances n°927 du 18 janvier 2021, « IO BIOTECH : 127 M€, ENFIN UNE VRAIE SERIE B ! »)

Les biotechs respectivement belge et italienne, Bone Therapeutics (BOTHE) et Rigenerand, spécialisées en thérapie cellulaire, signent un partenariat de développement. La collaboration se concentrera sur les produits de thérapie cellulaire allogéniques du portefeuille de Bone Therapeutics et Rigenerand contribuera à l’amélioration des processus de développement et de fabrication.

Quantum Genomics (ALQGC) lance une étude de phase 3 dans l’hypertension artérielle difficile à traiter ou résistante avec son candidat Firibastat. 750 patients recevront soit du firibastat (1000 mg en une seule prise par jour), soit un placebo, en plus de leur traitement en cours. Les résultats sont attendus pour mi-2023, permettant le dépôt des demandes d’autorisations de mise sur le marché dans la foulée.

Nouveal e-santé, éditeur de logiciel et prestataire de service numérique pour le télé suivi des patients vient de lever 3 M€ auprès du fonds Patient Autonome de Bpifrance. Nouveal est détenue majoritairement par La Poste et bénéficie notamment des infrastructures, des solutions et de l’expertise de Docapost pour poursuivre son développement.

A Wall Street, les biotechs développant des médicaments d’édition de gènes suscitent l’intérêt des investisseurs en ce début d’année. Beam Therapeutics et Verve Therapeutics ont ainsi annoncé des levées de fonds records : 260 M$ via un placement privé d’actions pour la première et une série B de 94 M$ pour la seconde. Ces thérapies qui visent à remplacer les gènes manquants ou défectueux par une copie fonctionnelle ont subi des revers ces dernières années. Les trois précurseurs dans l’édition génique sont CRISPR Therapeutics, Editas Medicine et Intellia Therapeutics.

Le laboraoire américain Eli Lilly réalise un investissement en commandite de 30 M$ dans Unseen Capital Health Fund, un fonds américain de capital-risque destiné à soutenir les fondateurs noirs ou appartenant à des minorités raciales de start-up du secteur de la santé. En plus de financer ces entreprises, le fonds ciblera également les entreprises qui travaillent sur des solutions pour les communautés marginalisées. Avec la participation de Eli Lilly, Unseen Capital devrait atteindre 100 M$ de collecte.

Le francophone du mois

Notre francophone de la semaine, Denis Zeyer, fan et ancien pro de Hand-Ball est à l’avant-garde de l’attaque. Patron de Novalix, une CRO strasbourgeoise de pointe dans la recherche et le développement de médicament, il a terminé l’année 2020 en beauté et démarre 2021 sur les chapeaux de roues. Mi-décembre, Novalix annonçait un investissement de 5,3 M€ dans sa plateforme de chimiothèques codées par ADN (DNA-Encoded Library – DEL) dont 2 M€ apportés par Bpifrance et la région Grand Est. Ce lundi 25 janvier, la CRO qui emploie 170 personnes, ajoute une belle brique dans l’Intelligence artificielle grâce à un partenariat prévu pour une durée de trois ans avec Chemical AI une société basée à Wuhan (Chine) qui a développé une plateforme personnalisable pour déterminer des voies de synthèse en quelques minutes. « Cette société dispose d’un outil extrêmement puissant pour la rétro synthèse, » note Denis Zeyer. « Nous avons évalués la plupart des offres dans ce domaine et avec le temps nous nous sommes rendus compte que Chemical AI proposait sans doute l’un des meilleurs outils de Computer-Aided Synthesis Planning (CASP). » Autre aspect non négligeable du partenariat, le dirigeant de la société chinoise Ning Xia a longtemps travaillé en France et notamment chez Novalix. « Nous avons aujourd’hui directement la solution de Chemical AI qui est installée sur un de nos systèmes, » précise Denis Zeyer qui ajoute. « Cela va nous permettre d’interagir réellement pour son renforcement et pour nos développements respectifs. » Un atout de taille dans le catalogue de Novalix. Le CASP permet de réduire considérablement les taux d’attribution en chimie de synthèse d’augmenter l’efficacité et la productivité ce qui est un véritable enjeu pour l’industrie pharmaceutique et de la chimie fine.


FEVRIER 2021

Argenx (ARGX) lève 1 Md$ (830 M€) en Bourse. Cotée sur Euronext et au Nasdaq la biotech belge a profité de l’annonce du lancement d’un essai clinique avec son produit-phare, l’efgartigimod dans la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique pour réaliser une augmentation de capital. Au final Argenx a collecté 200 M€ de plus que ce qu’elle visait, et sans décote par rapport à son dernier cours, au plus haut historique.

Theravectys boucle une levée de fond de 16,5 M€. Ce financement a pour but de conduire une série d’essais cliniques sur l’homme de plusieurs de ses candidats vaccins, notamment contre les cancers oropharyngés (HPV), du col de l’utérus et de la prostate, ainsi qu’un candidat-vaccin contre le SARS-CoV2 (Covid-19) administrable par voie nasale.

Medesis Pharma (ALMDP) réussit son entrée à la Bourse de Paris. La biotech a levé 7,35 M€ sur Euronext Growth en proposant des actions au plus haut de la fourchette de prix indicative, 6,76 €. Les fonds levés permettront la réalisation d’au moins 3 études cliniques de phase 2 cette année. (Lire BiotechFinances n°929 du 1er février 2021, « MEDESIS PHARMA EN ROUTE POUR LA BOURSE »)

RDS collecte 4 M€ via un tour d’amorçage de 3 M€ auquel s’ajoute 1 M€ de prêts/subventions de Bpifrance et de la Région Grand Est. Créée il y a un an, RDS développe un mini-patch connecté et équipé de 5 capteurs (respiratoire, température cutanée, électrocardiogramme, photopléthysmographie et accéléromètre) pour le suivi des patients à risque de complications post-opératoires.

Lauxera Capital Partners a levé en moins de six mois près de 100 M€ pour le premier closing de son fonds Lauxera Growth I dédié à la Healthtech. Ce tour de table a réuni des investisseurs de renom parmi lesquels Covea, Téthys, la Compagnie Nationale à Portefeuille, Financière Dassault, Candriam (New York Life) et Bpifrance qui investit en fonds propres et via le Fonds de Fonds Growth pour le compte d’assureurs privés et de la Caisse des Dépôts.

10,8 M€ dans le cadre du programme européen EIC Accelerator destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises innovantes. C’est le financement non-dilutif que vient d’obtenir la biotech israélienne Omnix Medical pour le développement d’un nouveau peptide antimicrobien (PAM) ciblant le traitement des infections potentiellement mortelles causées par des bactéries à GRAM négatif. (Lire BiotechFinances n° 931 du 15 février 2021, « OMNIX MÉDICAL : UN PAPILLON CONTRE ACINETOBACTER BAUMANII »)

Pharnext (ALPHA), réalise une augmentation de capital de 11 M€ via l’émission d’actions nouvelles (6 M€) et l’émission d’obligations convertibles (5 M€). L’argent doit financer le lancement d’un essai clinique pivot de phase 3 dans la maladie de Charcot au 1er trimestre 2021.

Acusurgical, l’une des pépites de la microchirurgie robotisée en ophtalmologie, lève 5,75 M€ dans un tour A co-piloté par Mérieux Equity partner avec Supernova Invest et suivi par Sofimac Innovation ainsi qu’Irdi Capital Investissement. (Lire BiotechFinances n°932 du 22 février 2021, « ACUSURGICAL : 5 MICROMÈTRES ET UN SAUT DE GÉANT »)

A Berlin Noxxon Pharma (ALNOX), réalise une augmentation de capital via un placement privé d’environ 6,4 M€. La biotech cotée à Paris développe des traitements contre le cancer en ciblant le microenvironnement tumoral (MET).

MSD France investit 42 M€ supplémentaires dans son fonds MSDAVENIR portant la dotation globale à 117 M€. Le fonds a été lancé en 2015 pour soutenir les innovations dans la santé en France.  La première phase d’investissements d’un montant de 75 M€, a permis de soutenir plus de 61 projets de recherche dans sept grands domaines : diabète cardio-métabolisme vasculaire, néphrologie, rhumatologie, infectiologie, génétique, oncologie, neurologie, formation et parcours patients.

Aux Etats-Unis, Sana Biotechnology, un développeur dirigé par d’anciens de Juno Therapeutics, a levé 588 M$ dans le cadre d’une IPO au Nasdaq. Un montant record pour cette biotech spécialisée en thérapie cellulaire et génique dont le premier essai clinique ne devrait pas débuter avant au moins un an.

Pharvaris réussit son IPO au Nasdaq en levant 165,4 M$. Kurma Partners et Life Sciences Partners (LSP) furent les investisseurs-fondateurs en 2016 de cette biotech basée aux Pays-Bas et spécialisée dans les maladies rares.

Cellectis (ALCLS) et la biotech américaine Cytovia Therapeutics nouent un partenariat pour développer des cellules allogéniques NK et CAR-NK dérivées d’iPSC génétiquement modifiées par la technologie TALEN de Cellectis. Les conditions financières prévoient jusqu’à 760 M$ de paiements pour les 5 premiers produits du partenariat. Cellectis recevra également une participation au capital de Cytovia ou un versement de 15 M$ si certaines conditions ne sont pas remplies au 31 décembre 2021.

Le francophone du mois

20 ans de pratique de l’Aïkido connu pour être l’art de la paix et la capacité à faire sienne la force de l’autre ! Patrick Henno, notre francophone de la semaine, dirige Emercell une société montpelliéraine active en immuno-oncologie et en thérapies cellulaires. Il a été en 1997 fondateur de MAbgène rachetée par le LFB en 2011 (aujourd’hui LFB Biomanufacturing), axée sur la production de protéines et les développements de thérapies cellulaires en tant que CMO. Patrick Henno fait l’actualité à la suite de son accord avec Onward Therapeutics. Cette biotech suisse qui se concentre sur l’identification et le développement de médicaments innovants pour le traitement du cancer est dirigée par Grace Yeh qui est également vice-présidente de Taiwan Biotechnology Organization et directrice permanente de l’Association des fabricants de produits biopharmaceutiques basée à Taiwan (TRPMA). Onward Therapeutics investira en trois tranches dans Emercell en lui apportant les fonds nécessaires à son développement et en prenant successivement le contrôle de 32 %, 50 % et 60 % de la société française. L’investissement conséquent mais non divulgué par les protagonistes de l’accord devrait permettre à Emercell d’atteindre les premiers essais cliniques chez l’homme pour son candidat NK-001, un nouveau médicament de thérapie innovante pour le traitement du cancer.


MARS 2021

Abivax (ABVX), abandonne son programme COVID-19 avec ABX464 qui était évalué dans une phase 2b/3 chez les patients Covid-19 pour « raison de manque d’efficacité ». (Lire n°935 du 15 mars 2021 : « MIRAGE VOUS AVEZ DIT miR-AGE ? »)

Carmat (ALCAR), lance une augmentation de capital de 50 M€ qui pourra être portée jusqu’à 57,5 M€. Le fruit de cette émission permettra de financer l’ensemble de ses activités jusqu’à mi-2022. La société prévoit de démarrer la commercialisation de son cœur artificiel en Europe au 2ème trimestre 2021.

EG 427 réalise une série A de 12 M€ auprès de David Lamond (président de En Pointe LLC), de family offices basés à San Francisco et de plusieurs dirigeants de biotechs françaises. Pionnière de la thérapie génique de précision, la société utilisera les fonds pour amener son vecteur viral le plus avancé vers des essais cliniques dans la vessie neurogène.

Implanet, spécialiste des prothèses du genou rachète pour 4,2 M€ la medtech avignonnaise Orthopaedic & Spine Development (OSD) positionnée sur la chirurgie du rachis. (Lire BiotechFinances n°936 du 22 mars 2021, « IMPLANET CHANGE DE DIMENSION AVEC OSD »).

DNA Script collabore avec GE Research pour développer des vaccins et des thérapies en réponse aux menaces biologiques dans le cadre du programme Nucleic Acids On-Demand World-Wide (NOW) de la Défense américaine. Selon les termes de l’accord, DNA Script recevra jusqu’à 9,35 M$.

CVasThera lève 1,3 M€ lors d’un tour d’amorçage auprès d’OCSEED. Ce financement est complété par un apport en capital des fondateurs, un prêt de Bpifrance, une aide de la région Occitanie ainsi qu’un contrat avec l’agence nationale de la recherche (ANR). Cette levée sécurise les études précliniques pour son candidat médicament dans la maladie de Crohn.

RDS (Rythm diagnostic systems) collecte 4 M€ pour financer les premiers essais cliniques de son patch connecté MultiSense. (Lire Biotech Finances n°933 du 1er mars 2021 « RDS : UN MINI-PATCH CONNECTE POUR CHANGER LE POST-OPERATOIRE »)

En Belgique, Diagenode est rachetée par le géant américain Hologic pour environ 130 M€. Fondée en 2003, la biotech wallonne développe des tests de diagnostic moléculaire et réalise 30 M€ de ventes.

Aux Etats-Unis OrbiMed lève 3,5 Mds$ et prévoit d’investir dans au moins 60 entreprises aux États-Unis, en Asie et en Europe entre 10 et 100 M$. En parallèle 1,2 Md$ sont alloués aux biopharmas plus matures avec un ticket moyen pouvant monter jusqu’à 150 M$.

Adocia (ADOC), entame une étude de phase 2 évaluant son candidat M1Pram en comparaison à l’insuline lispro (Humalog) d’Eli Lilly chez des patients diabétiques de type 1. La phase 3 est programmée pour 2022.

En médecine régénérative, la société belge AgomAb réalise une série B de 74 M$ faisant entrer, dans son capital 2 fonds crossover américains Redmile Group et Cormorant Asset Management. (Lire BiotechFinances n° 935 du 15 mars 2021, « 100 M$ EN 3 ANS POUR AGOMAB »)

OncoDiag boucle une série A de 2,5 M€. Une tranche de 1,5 M€ levée auprès de plusieurs business angels, est complété par 1 M€ de prêts et subventions accordés par Bpifrance et la Région Normandie. Cette série A permet de lancer la commercialisation du test Urodiag dans le cancer de la vessie.

Seekyo lève 650 k€ auprès de ses investisseurs historiques (réseaux de business angels WeLike, BAdGE et Synergence) et de Bpifrance, dans le cadre d’un bridge. Les fonds serviront à accélérer le développement de SKY01, le principal candidat-médicament de la start-up poitevine fondée en 2018, qui cible les tumeurs solides en vue du passage à la phase clinique.

A Glasgow, Amphista Therapeutics réalise une série B de 53 M$. Le tour est codirigé par Forbion et Gilde Healthcare. Avec ce financement, la biotech britannique va accélérer son pipeline d’oncologie vers la clinique.

Median Technologies (ALMDT) lève 28,1 M€ sur le marché, soit 8 M€ de plus que ce qui était envisagé face au succès du placement. La medtech entend poursuivre les plans de développement clinique pour sa plateforme d’imagerie iBiopsy sur trois indications prioritaires : diagnostic précoce du cancer du poumon, du cancer du foie et de la NASH.

Genkyotex (GKTX), est parvenue à lever 5 M€ sur Euronext par augmentation de capital. Une partie de l’argent collecté servira à rembourser un prêt relais de 2,4 M€ accordé par le groupe suédois Calliditas Therapeutics, nouveau propriétaire de Genkyotex et controlant 86% du capital à l’issue d’une OPA de 88 M€ lancée l’été 2020. Le solde devrait fournir à la biotech spécialiste des thérapies NOX les moyens nécessaires à son activité jusqu’au 30 juin 2021.

Step Pharma boucle une série B de 35 M€. De nouveaux investisseurs Hadean Ventures et Sunstone Life Science Ventures ont co-dirigé le tour, rejoignant les actionnaires existants Kurma Partners, Pontifax et Bpifrance, qui ont réinvesti. La biotech développe de nouveaux médicaments pour l’oncologie et les maladies auto-immunes et espère ainsi faire avancer en clinique son principal candidat STP938.

La francophone du mois

21 études cliniques actuellement en cours, incluant 2 100 patients et réalisées dans plus de 200 centres à travers l’hexagone pour Biogen France. Non moins de huit résultats d’études cliniques de phase 2 ou 3 attendus d’ici la fin de cette année. Notre francophone de la semaine, Béatrice Baciotti, connaît d’avance l’ampleur du défi et elle le relève ! Elle a récemment pris en main la direction médicale pour la France de ce géant des neurosciences dont la capitalisation boursière dépasse 40 Mds$ et qui, comme il se doit, à son siège mondial à Cambridge (Massachusetts). Le parcours de Béatrice Baciotti, ne serait-ce que chez Biogen France fait valoir une belle dynamique. Elle a débuté chez Amgen, puis enchaîné avec BMS où elle était directeur médical onco. Elle a ensuite rejoint Biogen France en novembre 2018 comme responsable de l’excellence médicale, puis a pris la tête des équipes médicales sclérose en plaques en juillet 2019 avant de s’installer dans ses nouvelles fonctions seulement 2 ans et 4 mois après son arrivée dans l’entreprise. Martin Dubuc, le patron de l’entité française, a salué son expertise et son sens du leadership. Pour garder la santé mais aussi par souci écologique, Béatrice Baciotti rejoint ses bureaux à vélo « un normal, pas électrique ! » précise-t-elle. Nul besoin d’assistance donc pour accélérer et passer les obstacles.


AVRIL 2021

Le groupe coréen SK prend le contrôle d’Yposkesi et détient 70 % du capital. Les actionnaires fondateurs en conservent 25 % pour H-MRB (AFM-Téléthon/Généthon/CECS) et 5 % pour Bpifrance. La CDMO (Contract Development & Manufacturing Organization) française, est spécialisée dans la production de vecteurs viraux pour la thérapie génique et a été créée en 2016.

La FDA a approuvé la première thérapie cellulaire CAR-T pour le myélome multiple. Abecma, après Breyanzi pour le lymphome le mois dernier, est le second traitement CAR-T développé par Bristol Myers Squibb à obtenir le feu vert de l’agence pour une mise sur le marché.

Pixium Vision (ALPIX) prend acte de la résiliation unilatérale et abusive du protocole d’accord conclu en janvier avec l’américain Second Sight (cotée au Nasdaq) en vue de leur rapprochement. En conséquence, Pixium Vision entend explorer toutes les voies notamment toute procédure judiciaire, y compris auprès des autorités boursières afin d’obtenir réparation. (Lire Biotech Finances n°941 du 26 avril : « Pixium Vision dans le flou »)

Cellectis (ALCLS) met en place une ligne de financement au Nasdaq d’un montant maximum de125M$.

SpineGuard (ALSGD) sort de la procédure de sauvegarde en France, l’arrêt du « Chapter 11 » aux Etats-Unis est prévu fin mai. Concernant ses dettes financières de 4,8 M€, des accords ont été trouvé avec les créanciers, dont Bpifrance.

Aelis Farma, obtient pour son projet ICOD (Improving Cognition in Down Syndrome) un financement de 6 M€ de la Commission Européenne. Le projet ICOD financera le développement clinique de son candidat AEF0217, dans le traitement des déficiences cognitives des sujets souffrant du syndrome de Down, plus couramment appelé trisomie 21.

Gensight Biologics (SIGHT) lève 30 M€ en bourse et conforte sa visibilité financière jusqu’au 2e trimestre 2023. La biotech qui développe des thérapies géniques pour les maladies neurodégénératives de la rétine, devrait commercialiser son produit phare, Lumevoq en Europe dès l’année prochaine. (Lire n°938 du 5 avril 2021 : « Gensight dernier tour à Paris »).

PEP-Therapy réalise une série A de 2,75 M€ auprès d’Italian Angels For Growth suivi de Doorway, Magna Capital Partners et des Business Angels des Grandes Ecoles (BAdGE). Le tour servira à financer une phase 1a/b dans le cancer du sein triple négatif et celui de l’ovaire. (Lire BiotechFinances n° 941 du 26 avril 2021 : Pep-Therapy RV avec la clinique »)

Onxeo (ALONX), lève en bourse 9,7 M€. Le produit de cette émission d’actions est destiné à financer en priorité l’accélération du développement clinique d’AsiDNA, notamment en association avec d’autres agents anti-cancéreux. L’opération lui apporte une sécurité financière jusqu’au 4ème trimestre 2022.

Gaoma Therapeutics boucle un tour d’amorçage de 1,1 M€ auprès de Simba Santé 3, Angels Santé et Health Angels Rhône-Alpes aux côtés de PPRS Ventures. La biotech lyonnaise développe des traitements à base de dérivés lipidiques et cible notamment l’épilepsie et les troubles cognitifs.

Calixar investit 1 M€ dans la création d’un pipeline de cibles et d’antigènes à fort potentiel thérapeutique. L’investissement est soutenu par Bpifrance.

Valneva lance une étude pivot de phase 3 pour son candidat vaccin inactivé et adjuvanté contre la COVID-19. Cet essai va comparer VLA2001, au vaccin d’AstraZeneca.

Sparing vision rachète Gamut. Ces deux ex spin-off de l’Institut de la Vision se sont accordées sur l’idée d’un paiement en actions nouvelles SparingVision, pour une part minoritaire du capital, aux actionnaires de Gamut. (Lire BiotechFinances n° 941 du 26 avril 2021 : « Sparing Vision-Gamut : l’ambition les yeux dans les yeux »)

Erytech Pharma (ERYP), entame auprès de la FDA le processus de demande d’autorisation de mise sur le marché de son produit phare, eryaspase, chez les patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique.

Quantum Genomics (ALQGC) annonce la fin de sa collaboration avec le laboratoire chinois Qilu Pharmaceutical relative au développement et à la commercialisation de son produit firibastat en Chine.

Mauna Kea Technologies (MKEA) lance une augmentation de capital de 9,3 M€ dans le cadre d’un accord avec Kepler Cheuvreux.

Turenne Santé collecte 185 M€ pour son 2e fonds de capital développement dédié aux PME et ETI françaises du secteur des sciences de la vie. (Lire n°940 du 19 avril 2021 : « Turenne triple la mise dans la santé »)

Pureos Bioventures cloture son premier fonds de capital-risque dédié à la biotechnologie, à 170 M€. La société d’investissement suisse construit un portefeuille de 17 à 20 entreprises européennes. Parmi les 10 investissements déjà réalisés, 3 concernent des françaises : Corlieve Therapeutics, Eyevensys, Imcheck Therapeutics.

Le francophone du mois

Notre fancophone de la semaine, Denis Cayet, 57 ans est une figure connue de la thérapie génique dédiée au traitement des maladies héréditaires oculaires. En 2014, il avait contribué à la fondation de la société Horama avec six chercheurs de l’Inserm de Nantes et Montpellier qui s’étaient engagés quelques années auparavant (en 2011), dans le premier essai clinique de thérapie génique en ophtalmologie. Cette fois encore, il est de nouveau à la propulsion d’une nouvelle aventure toujours dans l’ophtalmologie avec la société Variant. Ce serial-entrepreneur aguerri et coutumier des succès, a investi 1 M€ sur ses fonds propres pour contribuer à la création de cette biotech. L’objectif scientifique est de traiter en priorité les patients présentant des mutations dominantes sur le gène CRX, des altérations génétiques qui conduisent à un groupe de dystrophies rétiniennes progressives telles que l’amaurose congénitale de Leber (LCA), la dystrophie cône-batonnet (CORD) et la rétinite pigmentaire (RP). L’entreprise a été fondée en février 2017 et elle vient de publier une demande internationale de brevet pour son produit phare VAR002, une thérapie génique innovante à base de vecteurs AAV. A propos des avancées les équipes de Variant ont d’ores et déjà déclaré être prêtes à commencer une étude de toxicologie suivie d’un essai clinique de phase I/II après les premiers signes d’efficacité préclinique démontrés dans différents modèles in vivo et in vitro. De son côté Denis Cayet entend trouver rapidement un partenaire pour déployer son produit. « Nous sommes en recherche active pour concéder toute l’avancée à un partenaire extérieur en vue d’entrer en phase clinique à l’horizon 2023, » nous-a-t-il confié. Une étape qui devrait être franchie rapidement.


MAI 2021

OSE Immunothérapeutics (OSE) concède les droits exclusifs mondiaux de son produit FR104 dans le domaine des transplantations d’organes à Veloxis Pharmaceuticals en échange d’un upfront de 7 M€ assortis de milestones pouvant atteindre 315 M€. En parralèle, OSE Immunotherapeutics obtient un second financement public de 10,7 M€ pour le développement de CoVepiT, son vaccin multi-cibles et multi-variants contre la COVID-19 en phase 1. (Lire Biotech Finances n°942 du 3 mai 2021, « JUSQU’A 315 M€ DE MILESTONES POUR OSE »)

Carbios (ALCRB), société de chimie verte, réalise une augmentation de capital de 105 M€ sur Euronext.

Valneva (VLA) s’apprête à lever 93,5 M$ (78 M€) en s’introduisant au Nasdaq. Bpifrance, l’un des actionnaires principaux de la biotech française spécialiste des vaccins détiendra 9 % du capital à l’issue de l’offre.

Pour son tour d’amorçage Mablink collecte 4 M€ auprès d’un syndicat d’investisseurs mené par Elaia Partners. La biotech lyonnaise créée en 2018 se déploie dans le domaine des ADC pour adresser les cancers difficiles. (Lire Biotech Finances n° 942 du 3 mai 2021, « MABLINK RELEVE LE CHALLENGE DES ADC »)

Erytech Pharma (ERYP) lance un placement privé au Nasdaq de 30 M$ (24,75 M€). La biotech qui développe des thérapies basées sur les globules rouges pour lutter contre des formes sévères de cancer utilisera les fonds pour la fin de l’étude de phase 3 de son produit phare, eryaspase, dans le traitement de seconde ligne du cancer du pancréas et la préparation des dossiers réglementaires.

Predilife (ALPRE) collecte 2,5 M€ à l’issue d’une offre au public d’OCEANE. La société développe des tests de prédiction de risque de pathologies, du cancer du sein et de la prostate en particulier et dispose d’une visibilité financière « au moins jusqu’à l’été 2022 ».

DNA Script s’associe à Moderna pour lutter contre les prochaines pandémies dans le cadre du programme de prévention NOW (Nucleic Acids On-Demand World-Wide) de l’agence américaine de défense DARPA. La biotech française qui a inventé l’imprimante ADN recevra jusqu’à 5 M$.

Arkhn boucle un premier tour de table de 4 M€. Cette levée de fonds a été menée conjointement par Kurma Partners et Newfund avec le soutien de la Commission Européenne et de Bpifrance. Fondée en août 2019, la start-up développe une solution d’architecture Data qui s’appuie sur des technologies d’entrepôt de données et d’IA.

Abivax (ABVX) publie les résultats positifs de l’étude de phase 2b dans la rectocolite hémorragique (RCH) et prévoit de lancer une phase 3 avec son candidat ABX464 avant la fin de l’année.

GenSight Biologics (SIGHT) présente le premier cas de récupération visuelle partielle chez un aveugle atteint de rétinopathie pigmentaire (RP) à un stade avancé.

Intrasense (ALINS) lance une augmentation de capital de 4,9 M€. Les fonds levés par la société de logiciels d’imagerie médicale seront destinés au développement d’une nouvelle ligne de produits en oncologie et au déploiement commercial en Europe et en Chine.

Valbiotis (ALVAL), obtient de Bpifrance un prêt à l’innovation de 1,25 M€. La société spécialisée en nutrisanté a récemment levé en bourse 15 M€. (Lire Biotech Finances n°941 du 26 avril 2021, « VALBIOTIS, 15 m€ ET 3 ANS DEVANT SOI »).

En Belgique, moveUP lève 3,65 M€ auprès de Karista (France) et White Fund (Belgique). Les deux VC leads sur le tour ont été rejoints par d’autres investisseurs. Grâce à cet apport de trésorerie, moveUP entend développer sa solution spécialisée de soins digitaux à distance, avant et après les chirurgies orthopédiques et bariatriques.

Mexbrain développe depuis 4 ans un dispositif médical de classe III, capable d’extraire les métaux toxiques du sang. Pour financer sa première étude clinique ce spin-off de l’Université de Lyon vient de lever 5,75 M€ dans le cadre d’une série A qui rassemble Arbevel, l’investisseur régional Kreaxi et le fonds French Tech Seed.

5 M$ tout de suite, puis un autre paiement associé au transfert définitif de tous les brevets d’ici quelques mois et enfin des paiements potentiels ultérieurs. La biotech toulousaine GamaMabs vient d’annoncer qu’elle cédait ses droits, titres et intérêts pour sa technologie d’anticorps AMHR2 et ses actifs relatifs au murlentamab son candidat médicament développé dans les cancers gynécologiques et cancer colorectal métastatiques. Le tout au profit d’Exelixis un acquéreur américain. (Lire Biotech Finances n°943 du 10 mai 2021, « GAMAMABS : UN BUSINESS MODEL DE PASSEUR D’ADC »).

D’inspiration américaine, les start-up studios fleurissent cette année en France. Après Agrobio en mars, c’est au tour d’Euekare de se lancer avec un montant de départ de 50 M€. Le projet soutenu par des familly offices concentrera ses investissements sur le microbiome et la biologie synthétique.

Le francophone du mois

Pharmacien de formation, financier de métier, Didier Laurens recèle plusieurs cordes à son arc et 20 ans d’expertises dans le domaine de la santé. Notre francophone quitte cette semaine son costume de directeur financier d’eCential Robotics (cf Une) pour endosser, à 55 ans, celui plus imposant de directeur général, au sein d’Advicenne. Il succède à Peter Meeus promu en janvier et sur le départ aujourd’hui « pour raison personnelle ». L’heure est grave pour Advicenne qui vient de rentrer dans le cercle très fermé des biotechs françaises parvenues à mener sur le marché un médicament. Son candidat principal ADV7103 (Sibnayal) a en effet reçu le feu vert de Bruxelles pour le traitement de l’acidose tubulaire rénale distale (ATRd). Cette maladie rare touche 30 000 personnes en Europe et 20 000 aux États-Unis. « C’est un challenge très excitant qui m’attend », avoue Didier Laurens. Habitué des massifs neigeux, cet adepte du ski de randonnée attaque donc directement la grande pente. Plusieurs défis sont à relever, à très court terme celui de la commercialisation en Europe et les sujets réglementaires en vue d’un enregistrement par la FDA. « À la direction générale ou financière on n’est jamais totalement seul pour prendre les décisions c’est un travail d’équipe », assure-t-il. Et de fait, le président du conseil d’administration d’Advicenne, David Horn Solomon, a décidé d’élargir « ses responsabilités » pour l’épauler dans ses nouvelles fonctions. La signature prochaine d’un partenariat de distribution d’ADV7103 en Europe pourrait inaugurer la collaboration du tandem de direction. Surtout, la connaissance des marchés financiers, le réseau d’investisseurs et l’expérience en M&A de David Laurens devraient permettre à Advicenne de prolonger sa visibilité financière et rassurer ses actionnaires. Un quart du capital se trouve aujourd’hui entre les mains de Bpifrance.


JUIN 2021

Issue des travaux de l’Institut Curie et du Memorial Sloan Kettering, Mnemo Therapeutics boucle la plus importante série A jamais réalisée dans la santé en France. Ce tour record de 75 M€ a été mené par Sofinnova Partners, présent dès l’amorçage, et des fonds américains. (Lire n°948 du 21 juin 2021 : « 75 M€ pour un tour de CAR-T »)

La FDA approuve le 1er médicament dans la maladie d’Alzheimer, il s’agit de l’aducanumab développé pae Biogen et EIsai. L’Agence a choisi d’autoriser l’aducanumab sur une base conditionnelle. Biogen a fixé le prix du traitement à environ 56 000 $ par an.

AB Science (AB) dont la molécule phare, masitinib est testée dans 8 indications différentes a suspendu ses programmes cliniques après avoir identifié un potentiel risque  de  cardiopathie  ischémique. (Lire n° 946 du 7 juin 2021 « AB SCIENCE : PLUS DE PEUR QUE DE MAL ? »).

HalioDx, basée à Marseille et partenaire commercial de Theradiag est rachetée pour 260 M€, par la biotech américaine Veracyte spécialisée dans le diagnostic in vitro.

Affluent Medical (AFME) collecte 25 M€ dans le cadre de son introduction sur Euronext. La medtech est spécialisée dans l’incontinence urinaire et l’insuffisance cardiaque. (Lire N° 945 du 31 mai 2021 « AFFLUENT MEDICAL, D’ABORD EURONEXT ENSUITE LE NASDAQ »).

Centessa Pharmaceuticals, lève 330 M$ dans le cadre de son IPO au Nasdaq après avoir réalisé une série A de 250 M€ au moment de son lancement en février. Créée par la société d’investissement britannique Medixci, elle est née de la fusion de 10 biotechs dont une française Pega-One (lire Biotech Finances N° 932 du 22 février 2021 : « Centessa Pharmaceuticals dix biotechs en une ! »).

Lysogene (LYS) annonce le traitement du premier patient dans l’essai clinique de thérapie génique avec son candidat LYS-GM101 dans la gangliosidose à GM1. Par ailleurs, la biotech qui cible les maladies du SNC, a signé un accord de licence mondiale avec la SATT Conectus pour le développement d’un candidat de thérapie génique dans le traitement du syndrome de l’X Fragile.

Transgène lève en bourse 34,1 M€ et conforte sa visibilité financière jusqu’en 2023. La biotech strasbourgeoise se trouve en position confortable pour d’éventuelles discussions avec des partenaires pharmaceutiques. (Lire n°949 du 29 juin 2021 : « Transgène prépare son grand cru 2022 »)

L’américain Aptar Group lance une OPA de 78,8 M€ sur Voluntis (ALVTX). Le prix proposé représente une prime de 110% par rapport au dernier cours de bourse de l’entreprise française sur Euronext Growth.

TheraVet (ALVET) lève 7,05 M€ à l’occasion de son introduction sur Euronext Growth à Paris et Bruxelles (Lire Biotech Finances n°945 du 31 mai 2021 : « THERAVET, LA SANTÉ ANIMALE AU MIEUX DE SA FORME »).

Advicenne (ADVIC) réalise une augmentation de capital de 9,4 M€ sur Euronext et s estime « en mesure de financer ses activités pendant au moins les 12 prochains mois ».

Fineheart qui développe une pompe cardiaque innovante, boucle une série B de 15 M€. Le tour est mené par deux industriels Lauak, dont c’est la première participation hors du champ de l’aéronautique, et Doliam, spécialiste de composants et dispositifs médicaux implantables. (Lire n°946 du 7 juin 2021 : « Fineheart une série B sous bannière industrielle »)

Corlieve Therapeutics est rachetée par le groupe néerlandais UniQure pour 46,3 M€. Les actionnaires de la biotech pourront recevoir des paiements supplémentaires allant jusqu’à 43,7 M€. Corlieve a été fondée fin 2019 par Kurma Partners sur la base d’un partenariat avec REGENXBIO, SATT Aquitaine Science Transfert et Inserm Transfert.

Alentis qui a un pied à Strasbourg où elle réalise toute sa R&D, un autre à Bâle, son siège social, lève 55 M€ auprès d’un syndicat mené par l’Américain Morningside venture (Lire n°948 du 21 juin 2021 : « Alentis : 55 M€ pour contrer la fibrose avancée »)

Fondée en 2014 et spin off de l’Inserm, Aelis noue un accord avec la pharma britannique pour son candidat médicament le plus avancé, AEF0117, ciblant les troubles liés à la consommation de cannabis. La biotech recevra un montant initial de 30 M$ auxquels pourront s’ajouter ensuite 450 M$. (Lire n°947 du 14 juin 2021 : « Aelis et Indivior contre le cannabis »)

Les résultats de phase 2B pour les patients souffrant de choc septique ont déclenché pour Inotrem un versement de 17M€, représentant le solde de la série B de 45 M€ réalisée par la biotech en 2020. (Lire n°947 du 14 juin 2021 : « Inotrem : 17 M€ pour achever la phase 2B »)

Aux Etats-Unis, Vida Ventures clôture un fonds de 825 M$ pour investir dans des innovations biomédicales.

Poxel (POXEL) obtient une première autorisation de mise sur le marché au Japon pour sa molécule phare, l’Imeglimine, licencié au laboratoire Sumitomo Dainippo Pharma. Cette première AMM délivrée dans le diabète de type 2, se traduit par un paiement d’étape de 13,3 M€. (Lire n°949 du 29 juin 2021 : « Poxel, 1er médicament sur le marché »)

Le francophone du mois

Belle recrue pour Investissement Québec ! Le bras financier de l’État Québécois vient de s’adjoindre les services de Didier Leconte, figure canadienne très en pointe dans les investissements dans le secteur des sciences de la vie. Notre Francophone de la semaine a annoncé tout récemment qu’il quittait ce lundi 11 juin ses fonctions de vice-président aux investissements – Sciences de la vie et Gestion des fonds au Fonds de solidarité FTQ(1). Il rejoindra son nouveau fauteuil – son titre exact n’est pas encore divulgué – à compter de la mi-août 2021. Dans la belle province Didier Leconte est considéré comme un investisseur très expérimenté et respecté mais il est aussi un acteur majeur pour l’innovation canadienne. Son expérience est unanimement saluée et riche de plusieurs fonctions clefs toujours en healthtech notamment aux conseils d’administration de BioQuébec, BioTalent Canada et Montréal InVivo, ainsi que de plusieurs entreprises privées. Le 15 octobre dernier il avait été élu président du conseil d’administration d’adMare bioinnovations organisation de soutien et de développement pour les sciences de la vie issue de la fusion en 2019 de deux des principaux incubateurs d’innovation en sciences de la vie au Canada, le CDRD de Vancouver et l’Institut NÉOMED de Montréal.  L’occasion pour Gordon C. McCauley, président et chef de la direction d’adMare bioinnovations de saluer, là encore, son « expérience considérable en matière de R&D, d’affaires et de gouvernance, ainsi que celle de l’ensemble de notre conseil d’administration […] essentielles pour réaliser avec succès notre vision de faire du Canada un chef de file mondial dans le domaine des sciences de la vie. »

(1) Voir et réécouter aussi notre visio conférence du 7 juillet 2020 https://www.youtube.com/watch?v=btFbY0X-HXU


JUILLET AOÛT 2021

Une cagnotte de 7 Mds€ pour la recherche médicale française. C’est l’ambitieux programme décidé avant l’été par Emmanuel Macron pour tenter de rattraper le retard pris en matière de recherche publique, d’essais cliniques, d’autorisations administratives mais aussi de financements. (Lire BiotechFinances n°950 du 5 juillet 2021)

Le géant américain du private equity, Blackstone, s’associe à Intellia Therapeutics et à l’allemand Cellex pour lancer une nouvelle biotech de thérapies cellulaires contre le cancer et les maladies auto-immunes. Blackstone apporte 250 M$ dans cette nouvelle société.

Après Abivax (ABVX) en mars (lire Biotech Finances N° 935 du 15 mars 2021), c’est au tour d’Innate Pharma (ISIN) de jeter l’éponge dans le traitement de la COVID-19. L’essai clinique de phase 2 évaluant avdoralimab, son anticorps anti-C5aR1, chez les patients atteints d’une pneumonie sévère due au COVID-19, « n’a pas atteint ses objectifs principaux dans aucune des trois cohortes de l’étude ».

OSE Immunotherapeutics (OSE) suspend temporairement l’administration de CoVepiT, son candidat vaccin prophylactique contre la COVID-19, dans l’essai clinique de phase 1 en cours. Cette suspension a été décidée par la biotech nantaise à la suite « d’un nombre limité d’effets indésirables de grade 1 et un effet indésirable de grade 2, en particulier des nodules persistants au point d’injection (sous-cutanés, sans douleur, sans inflammation, sans fièvre, pas d’impact sur la vie quotidienne et sans symptômes systémiques) ». (Lire Biotech Finances n°932 du 19 février 2021 « COVEPIT, DANS LA COURSE AUX VACCINS COVID-19 »)

Bone Therapeutics (BOTHE) a obtenu un prêt de 16 M€ de la BEI pour financer ses essais cliniques dans deux indications : la douleur arthrosique du genou et les fractures tibiales difficiles à cicatriser. Quelques semaines plus tard la biotech belge a publié des résultats décevants de phase 3 évaluant son viscosupplément amélioré, le JTA-004, dans l’arthrose du genou. L’étude n’a pas atteint le critère d’évaluation principal ni les critères secondaires clés.

Xenothera boucle une série C de 20 M€, portant le total des fonds levés par la biotech nantaise à 43 M€. (Lire Biotech Finances n°950 du 5 juillet 2021, « XENOTHERA LEVE 20 M€ ET PREPARE SON ARRIVEE SUR LE MARCHE »)

Mauna Kea Technologies (MKEA) lance une augmentation de capital de12,5 M€ réservée au hedge fund américain Armistice Master Fund et à Johnson & Johnson Innovation. La biotech française estime ainsi pouvoir financer ses activités jusqu’à la fin du 3e trimestre 2022.

NFL Biosciences (ALNFL) qui développe des médicaments botaniques a levé 5 M€ lors de son introduction sur Euronext.

Coave Therapeutics, connue jusqu’à présent sous le nom d’Horama boucle une série B commencée en 2017 avec 11,9 M€, par une extension de 21,2 M€ supplémentaires. (Lire Biotech Finances n°950 du 5 juillet 2021, « OPERATION RELOAD POUR COAVE THERAPEUTICS »)

La medtech wallone Nyxoah (NYXH) a levé sur le Nasdaq 85 M$ dans le cadre de son IPO.

Au Danemark, Novo Nordisk a conclu un accord de 1,2 Md$ pour acheter le programme d’amylose ATTR développé par la biotech irlandaise Prothena. La pharma payera 100 M$ en upfront pour les droits mondiaux de l’immunothérapie anti-amyloïde PRX004, prête pour la phase 2.

GeNeuro (GNRO) lève 6 M€ par augmentation de capital. GNEH, filiale de l’Institut Mérieux et actionnaire de GeNeuro, a souscrit au placement et détiendra à l’arrivée 35,79% du capital.

Micropep lève 8,5 M€ dans une série A pilotée par Supernova Invest au côté de FMC Ventures. Née en 2016, la biotech toulousaine espère mettre sur le marché, à l’horizon 2025-2026, ses biosolutions alternatives aux produits agrochimiques traditionnels. (Lire Biotech Finances n°951 du 12 juillet 2021, « MICROPEP, 8,5 M€ POUR UN CHAMP REVOLUTIONNAIRE »)

Ikonisys (ALIKO) s’est introduite lundi à Paris sur Euronext Growth au prix de 5,75 € par action. A cette occasion la medtech spécialisée dans la détection précoce des maladies cancéreuse a levé 4 M€.

Poxel (POXEL) annonce le lancement commercial au Japon, de son medicament, Twymeeg pour le traitement du diabète de type 2 et recevra au 3e trimestre un paiement d’étape de 13,2 M€ de la part de son partenaire Sumitomo Dainippon Pharma. (Lire Biotech Finances n° 949 du 28 juin 2021, « POXEL : 1ER MÉDICAMENT SUR LE MARCHÉ »).

Le francophone du mois

44 ans, snowboarder semi-pro et passionné, cardiologue interventionnel à Grenoble et Pdg d’une medtech disruptive avec un dispositif médical innnovant protégé par un solide portefeuille de brevets pour le traitement des valvulopathies. Voilà le CV en raccourci de Benjamin Faurie qui a mille autres cordes à son arc tendu vers l’innovation. Tout récemment, notre francophone de la semaine a annoncé avoir levé 3 M€ auprès d’investisseurs privés, des cardiologues de renom mondial, et d’acteurs publics pour soutenir le déploiement de son Electroducer Sleeve. Ce dispositif permet de remplacer l’étape d’implantation d’un pacemaker temporaire dans le cœur par une stimulation effectuée directement sur l’instrument porteur de la valve appelé « fil guide ». Les fonds collectés seront utilisés pour lever les verrous règlementaires européens et américains et débuter la commercialisation courant 2022 en France d’abord puis, en Europe avant de traverser l’Atlantique. « Electroducer Sleeve a permis de réduire les temps de procédure de 12%, l’exposition du chirurgien à l’irradiation de 7% et les coûts globaux pour la santé publique de 12% soit 700€ de moins par patient, » souligne Benjamin Faurie. « » La piste est donc toute tracée et balisée par des marqueurs de succès. Benjamin Faurie a ainsi lui-même piloté une étude randomisée dans 10 centres français d’excellence en cardiologie avec 300 patients tirés au sort. Cette dernière a permis de démontrer la supériorité de l’approche par Electroducer comparée à la technique conventionnelle. Plus récemment, une autre étude menée auprès de 60 patients dans trois centres français a apporté la preuve de l’efficacité et de la sécurité d’Electroducer Sleeve qui de surcroît ne nécessite aucun apprentissage pour les cardiologues interventionnels.


SEPTEMBRE 2021

Après Backstone rachetant Clarus en 2018 et ICG intégrant les équipes Life sciences de Bridge Valley venture cette année, c’est Eurazeo qui prend le contrôle de Kurma Partners. La société d’investissement issue de la galaxie Lazard, va monter à 70,6% du capital assorti d’une option d’achat sur le solde. (Lire BiotechFinances n°958 du 27 septembre 2021, « EURAZEO RACHÈTE KURMA »)

Medesis Pharma (ALMDP) repositionne son programme NanoManganese hors UE pour traiter les formes graves de la COVID-19 après un refus de l’ANSM.

Tissium dont la technologie est issue du MIT à Boston réalise une série C de 50 M€ qui lui permettra d’aller jusqu’à la commercialisation de ses premiers polymères biomorphiques dédiés à la reconstruction de tissus humains. (Lire BiotechFinances n°955 du 6 septembre 2021, « TISSIUM : C COMME CINQUANTE MILLIONS »)

Bercy a donné son feu vert à l’acquisition de la startup française de e-santé Voluntis (ALVTX) par l’américain AptarGroup pour 79 M€.

OSE Immunotherapeutics (OSE) publie des résultats finaux positifs de la phase 3 évaluant Tedopi, son vaccin thérapeutique à base de néo-épitopes, chez des patients HLAA2 positifs souffrant d’un cancer du poumon non à petites cellules après échec d’un checkpoint inhibiteur immunitaire.

La FDA approuve le premier essai aux États-Unis de la solution de traitement des varices développée par Theraclion (ALTHE). Le marquage CE a été obtenu en 2019.

Cotée à Paris et aux Etats-Unis, Inventiva (IVA) a levé au Nasdaq 30 M$. En parallèle, la biotech a démarré une phase 3 évaluant son principal candidat, lanifibranor dans la NASH. La publication des premiers résultats est prévue au 2e trimestre 2024.

64 M€ pour un tour B trois ans après sa création. Treefrog Therapeutics qui opère dans la production à grande échelle de cellules souches pluripotentes (iPSC) entend renforcer ses effectifs et sa production en France et ouvrir deux laboratoires à l’international. (Lire BiotechFinances n°956 du 13 septembre 2021, « TREEFROG : LA REINETTE QUI VEUR ETRE REINE DES IPSC »)

SpineGuard (ALSGD), sort du « chapter 11 » aux États-Unis. Pour rappel, l’entreprise qui développe une technologie de placements d’implants osseux, est sortie de cette même procédure en France en avril.

Provepharm, obtient un financement hybride de 120 M€. La société marseillaise l’a décroché auprès de Tikehau Capital pour 50 % du total et d’un pool bancaire pour le solde. L’opération doit lui permettre de doubler de taille.

68 M€ c’est le montant du tour B bouclé par Amolyt Pharma qui lui donne un véritable confort pour créer un leader dans le domaine des maladies endocriniennes. (Lire BiotechFinances n°957 du 20 septembre 2021, « AMOLYT PHARMA PLUS VITE QUE PREVU ! »)

A Paris, Meletios Therapeutics collecte 2,8 M€ auprès de family offices et de Business angels. L’entreprise est présidée par Patrice Garnier (ex Genostar) et développe des antiviraux.

Flash Therapeutics décroche un financement de 15 M€ sur 3 ans auprès de Techlife Capital et Elaia Partners. La CDMO, basée à Toulouse, entend doubler ses capacités de production d’ici 2022.

Lors de son lancement en 2016, Ibionext avait collecté 90 M€. Cinq ans et sept investissements plus tard, le start-up studio fondé par Bernard Gilly, récidive. (Lire BiotechFinances n°957 du 20 septembre 2021, « IBIONEXT EN PASSE DE LEVER UN 2E FONDS DE 150 M€ »)

Abogen Biosciences réalise l’un des plus grands tours de financement privé. La biotech chinoise a récolté plus de 700 M$ dans le cadre d’une série C et l’utilisera pour financer son vaccin ARNm thermostable contre la COVID-19 en phase 3 depuis avril.

Bain Capital collecte 1,9 Md$ pour son nouveau fonds destiné aux pharmas, biotechs et medtechs. A titre comparatif, en 2020 Blackstone est parvenu à lever pour son fonds sciences de la vie, 4,6 Mds$.

Biocorp (ALCOR) signe avec Merck un partenariat pour développer une version spécifique de Mallya dédiée à l’hormone de croissance. La medtech recevra un versement de 3 M€ ainsi que des royalties sur les ventes.

Déception pour Valneva (VLA). Le gouvernement britannique a résilié l’accord de commande de son vaccin contre la COVID-19.

Le francophone du mois

Il est 4h30 ! Philippe Hervé déjà d’attaque entame sa journée comme toutes les autres par des exercices de Yoga et de méditation. « Je suis très matinal », concède notre francophone de la semaine. Breton de souche, il vient de prendre la direction de Biotech Santé Bretagne. Sans doute, un héritage d’une carrière riche et bien remplie qui l’a amené à travailler à l’international sur différents fuseaux horaires en Europe, en Asie, en Australie et aux Etats-Unis. Philippe Hervé est chimiste et biologiste de formation et a présenté sa thèse dans le domaine de la biotech végétale. Au cours de son parcours professionnel, il a travaillé pour des instituts de recherche, des startups, des PME et aussi de grands groupes comme Bayer. Chez ce géant de l’agro-pharma, il était notamment chargé d’élaborer la stratégie de partenariats au sein de la division agriculture. « Je devais trouver des passerelles entre la santé et l’agriculture dans le domaine de la biotechnologie, » précise l’intéressé qui ajoute : « une expérience très riche car nous étions au croisement des modes collaboratifs innovants avec également de nouveaux périmètres de financement de l’innovation et des interventions extrêmement variées en Chine, en Israël ou encore aux Etats-Unis ». Cette diversité lui a permis d’intégrer une belle connaissance des écosystèmes, de leurs modes de fonctionnement et surtout des mécanismes de la réussite à l’international. Un savoir-faire dont il compte désormais faire amplement profiter les 250 entreprises et autres acteurs proches de Biotech Santé Bretagne qui interviennent sur les éco-industries, l’agro-industrie, l’alimentaire, la cosmétique, la biotech pharma, les technologies médicales et la e-santé.


OCTOBRE 2021

Quantum Surgical décroche un financement de 40 M€ pour déployer en France son robot d’aide chirurgical, marqué CE depuis septembre. (Lire BiotechFinances n°962 du 25 octobre 2021, « QUANTUM SURGICAL : 40 M€ DE GROWTH POUR UN ROBOT »)

Onward Medical (ONWD) lève 87 M€ à l’occasion de son introduction en bourse à Bruxelles et Amsterdam. La medtech néerlandaise développe un dispositif de stimulation électrique permettant de rétablir le mouvement de personnes atteintes de lésions de la moelle épinière.

Advent France Biotechnology réalise le 1er closing de son second fonds à hauteur de 86 M€ avec un objectif final de plus de 100 M€. Ce nouveau véhicule d’investissement soutiendra une quinzaine d’entreprises européennes avec des tickets moyens de 6 à 7 M€. (Lire BiotechFinances n°959 du 4 octobre 2021, « AFB : 86 M€ POUR L’AMOR-SAGE »).

Ipsen noue un partenariat avec Accent Therapeutics dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë. Le laboratoire français versera à la la biotech américaine jusqu’à 446 M$ de paiements d’étape.

Ganymed Robotics obtient une subvention de 2,5 M€ de la Commission Européenne pour son robot chirurgical nouvelle génération dans l’orthopédie.

Quantum Genomics (ALQGC), lance une étude pivotale de phase 3 en Asie dans l’hypertension artérielle difficile à traiter et résistante. L’objectif est une mise sur le marché de son candidat Firibastat fin 2023.

La FDA suspend les essais cliniques d’Allogene Therapeutics après qu’un patient ait développé une « anomalie chromosomique » dans ses cellules CAR-T. Pour rappel, la start-up californienne est le principal partenaire de Cellectis (ALCLS).

Néovacs (ALNEV) réalise un 1er investissement d’amorçage de 4,2 M€ dans Bio Detection K9, une société canadienne spécialisée dans la détection canine de bactéries et de virus. Dans la foulée, la société investit aussi 1,3 M€ dans Signia Therapeutics.

Oncodesign (ALONC) signe avec la biotech coréenne TiumBio un partenariat R&D dans le traitement de la fibrose.

SparingVision noue un partenariat avec Intellia Therapeutics cotée au Nasdaq, pour le développement de thérapies oculaires. La biotech américaine cède les droits exclusifs sur sa technologie d’édition génomique in vivo CRISPR/Cas9 pour le développement de 3 candidats médicaments et reçoit en contrepartie, 10% du capital de SparingVision et des paiements d’étapes « pouvant atteindre 200 M$ par produit ».

Aux Etats-Unis, Merck lance une OPA de 11,5 Mds$ sur Acceleron Pharma afin de mettre la main sur le futur blockbuster Sotatercept, un candidat en phase 3 pour l’HTAP, ou l’hypertension artérielle pulmonaire.

Egle Therapeutics réalise une série A de 40 M€ auprès du fonds Néerlandais LSP et Bpifrance (Innobio 2). L’objectif est de faire parvenir jusqu’à la clinique un produit en oncologie et dans les maladies auto-immunes. (Lire BiotechFinances n°962 du 25 octobre 2021, « SERIE A DE 40 M€ POUR EGLE THERAPEUTICS »)

Aglaia Therapeutics lève 4 M€ en amorçage pour vaincre la résistance aux thérapies ciblées contre le cancer.

Litige entre la belge TheraVet (ALVET) et la medtech française Graftys concernant la propriété intellectuelle de la technologie Visco-Vet, un gel vétérinaire visco-régénérant articulaire injectable (lire Biotech Finances n°945 du 31 mai 2021, « THERAVET, LA SANTE ANIMALE AU MIEUX DE SA FORME »).

BforCure lève 2 M€ auprès de la biotech ID Solutions spécialisée en oncologie.

NH TherAguix reporte son projet d’introduction en bourse à Paris sur Euronext Growth. La biotech qui développe des nanomédicaments pour le traitement des cancers par radiothérapie espérait lever à cette occasion entre 30 et 40 M€. (Lire Biotech Finances n° 957 du 20 septembre 2021, « NH THERAGUIX ENCLENCHE LE COMPTE À REBOURS POUR SACOTATION »).

Le francophone du mois

Né au Maroc et arrivé en France à 18 ans, notre francophone de la semaine affiche un beau parcours professionnel. Après 7 ans passés chez Rothschild à traiter les fusions-acquisitions et 10 ans à la direction du groupe de biscuiterie Poult, Mehdi Berrada relève aujourd’hui le défi de l’alimentation innovante et durable. Il préside Agronutris, une biotech spécialisée dans la transformation d’insectes en protéines, au côté du dirigeant fondateur Cédric Auriol. Les deux hommes se sont connus il y a plusieurs années dans le cadre du programme d’aide aux start-up du groupe Poult. Convaincu du potentiel de l’activité Mehdi Berrada a ensuite investi en direct dans le capital, jusqu’à co-diriger l’entreprise. « Avec Cédric nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes objectifs », indique Mehdi Berrada. Agronutris est restée discrète jusqu’ici, avançant à son rythme et se finançant avec de la lovemoney et des business angels. Créée en 2012, l’entreprise avait d’abord axé sa stratégie sur le BtoC et l’alimentation humaine avec la transformation du ver de farine (Tenebrio Molitor). En 2017, l’arrivée de Mehdi Berrada coïncide avec une réorientation BtoB sur le marché de l’alimentation animale. L’insecte aussi change : « à qualité de protéine égale, la mouche soldat noire (Hermetia Illucens) est plus performante » indique Mehdi Berrada. « A l’état de larves elle se nourrit d’un spectre d’aliments plus large ce qui rend l’approvisionnement plus compétitif, il lui faut ensuite 14 jours pour devenir adulte contre 12 semaines pour le tenebrio ce qui assure 26 cycles de production dans l’année », précise-t-il. Or la productivité « en terme d’espace m3 c’est là que réside le nerf de la guerre » reconnaît, Mehdi Berrada. D’ailleurs les 100 M€ que vient d’obtenir Agronutris (moitié en fonds propres, moitié en prêts et subventions) vont justement financer la construction d’usines d’élevage. La première sera basée dans les Ardennes et effective dès 2022, la seconde de plus grande envergure se situera dans la moitié nord du pays. A horizon 2029, l’entreprise espère ainsi compter 9 sites de production. Ces investissements de déploiement retardent l’atteinte de l’équilibre financier, mais les dirigeants et les autres actionnaires ont peu de doute sur le succès final. Parmi eux, la trentaine de colllaborateurs d’Agronutris détiennent ensemble 3% du capital grâce à une distribution d’actions gratuites chaque année.


NOVEMBRE 2021

Une série C de 142 M€ ! Depuis sa création en 2014, DNA Script réalise un sans-faute : innovation de rupture avec la création de la 1ère imprimante d’ADN de synthèse, management qualifié et pérenne et stratégie d’américanisation dès 2019. (Lire BiotechFinances n°963 du 1er novembre 2021, « DNA SCRIPT, LA SUCESS STORY »)

Home Biosciences, société française de venture building, lève 13 M€ auprès de Redmile Group et de Sofinnova Partners, avec l’objectif de « construire » dans les 5 ans à venir 4 à 5 pépites thérapeutiques. (Lire BiotechFinances n°964 du 15 novembre 2021, « HOME BIOSCIENCES : 15 M$ POUR CONSTRUIRE L’AVENTURE »)

Acticor (ALACT) s’introduit à la Bourse de Paris et lève 15,5 M€ pour poursuivre le développement d’un traitement des AVC. (Lire Biotech Finances n 959 du 4 octobre 2021, « ACTICOR S’INTRODUIT SUR EURONEXT » et n° 960 du 11 octobre 2021 « LE QUITTE OU DOUBLE DES INTROS EN BOURSE »)

Adocia (ADOC) réalise une augmentation de capital de 7M€. (Lire Biotech Finances n°931 du 16 février 2021, « ADOCIA LE DIABETE SUR TOUS LES FRONTS »). Theradiag (ALTER) lève aussi 5,3 M€ en Bourse.

GenSight Biologics (SIGHT), a sollicité auprès de l’EMA, une prolongation de 9 mois pour se prononcer sur la mise sur le marché de sa thérapie génique Lumevoq ciblant la neuropathie optique héréditaire de Leber (NOHL). La raison : un problème technique survenu chez son partenaire ThermoFisher Scientific, mais qui ne remet pas en cause le processus de fabrication du produit. (Lire Biotech Finances n°938 du 5 acril 2021 « GENSIGHT DERNIER TOUR A PARIS ».

MaaT Pharma (MAAT) est cotée sur le compartiment réglementé d’Euronext à Paris depuis le 8 novembre. La biotech lyonnaise spécialiste du microbiote intestinal a levé 31,5 M€. (Lire Biotech Finances n°960 du 13 octobre 2021, « MAAT PHARMA SAUTE DANS LE GRAND BAIN».

Implanet (ALIMP) cède son activité de prothèses de genou à la société Serf (filiale du groupe Menix) pour 5 M€ auquel s’ajoutera un complément de prix. (Lire Biotech Finances n°936 du 22 mars 2021, « IMPLANET CHANGE DE DIMENSION AVEC OSD »)

PathoQuest lève 15 M€. Le tour a été mené par de nouveaux investisseurs, SHS Capital (Allemagne), suivi de Turenne Capital/SHAM et d’un family office américain. L’entreprise spécialisée dans le contrôle qualité des biomédicaments, utilisera les fonds pour développer son site américain et déployer son portefeuille de tests de contrôle de qualité basés sur le séquençage de nouvelle génération. (Lire Biotech Finances n° 923 du 7 décembre 2020, « SECURITE VIRALE : LE NGS FAIT DEBAT MAIS S’INSTALLE »)

239 M€. C’est le deal de l’année dans la santé numérique ! D’abord en termes de montant. Ensuite parce qu’une fois n’est pas coutume Sanofi investit dans une start-up française de la healthtech : Owkin. (Lire BiotechFinances  n°965 du 22 novembre 2021, « SANOFI FAIT SON SHOPPING TECHNO CHEZ OWKIN»)

Tilak Healthcare boucle une série A+ de 7 M€ auprès d’Elaia. Les fonds serviront au déploiement international du 1er jeu médical de la start-up : Odysight. (Lire Biotech Finances n°963 du 1er novembre 2021, « TILAK, 7 M€ POUR DEPLOYER SA THERAPIE NUMERIQUE»)

EVerZom obtient 2,5 M€ en tant que lauréate du concours européen EIC Accelerator (Horizon Europe).

Medable réalise une énorme série D de 304 M$ auprès de Blackstone et de Tiger Global. En cumulé, la start-up américaine qui s’emploie à décentraliser les essais cliniques de nouveaux médicaments a levé 521M$ au cours des 18 derniers mois.

Takeda exerce son option d’achat sur GammaDelta Therapeutics, spécialisée en immunothérapie.

Organon, spin-off de Merck, rachète la biotech finlandaise Forendo Pharma pour 954 M$, sous condition que son médicament contre l’endométriose réussisse.

Le géant suédois du private equity EQT s’apprête à acquérir LSP (Life Sciences Partners) pour 450 M€.

Moderna noue un partenariat de recherche avec la société d’édition de gènes CRISPR Metagenomi. L’accord impliquerait des options de traitement in vivo pour les maladies génétiques graves.

Sofinnova Partners lève 150 M€ pour son 3e fonds à impact environnemental dédié aux biotechs industrielles.

Biophytis (ALBPS) reprend le recrutement de patients aux États-Unis dans une étude de phase 2-3 évaluant son principal candidat Sarconeos pour le traitement des manifestations respiratoires graves de la COVID-19.

La francophone du mois

À quand une levée de 53 M$ en tour B dans la santé numérique en France ? La britannique Ieso qui propose une thérapie cognitivo-comportementale numérique (TCC) alimentée par l’IA et délivrée par un thérapeute a annoncé cette belle levée cette semaine (Lire tableau des transactions en page 8). Avec son réseau croissant de 600 thérapeutes, elle sert plus de 20 millions d’adultes par le biais du National Health Service (NHS). Un bel exemple à suivre pour la Parisienne Ipesland et notre francophone de la semaine, Laurence Descamps.  Coach et sophrologue, spécialiste de l’accompagnement de dirigeants depuis 20 ans, Laurence Descamps s’est lancée dans l’aventure de la santé numérique il y a trois ans et se positionne désormais sur le marché avec un produit abouti dont elle démarre la commercialisation. « Nous développons une méthode hybride de prévention des risques psycho-sociaux avec une application en réalité virtuelle, supervisée par un coach certifié », indique-t-elle. Et d’ajouter : « notre espace c’est la prévention secondaire. Notre application permet d’immerger l’utilisateur dans un monde artificiel créé numériquement, dans lequel il peut interagir, éprouver des sensations visuelles, tactiles, auditives et haptiques ». Tout au long du suivi qui dure deux mois l’interaction est permanente, coach, questionnaire, progression personnelle dans l’application et au final reconquête de soi. La solution sera prioritairement proposée aux entreprises sensibles au bien-être de leurs salariés, à la multiplication des situations de stress liées au Covid-19, au management de transition ou encore aux alertes que véhiculent leurs taux d’absentéisme, les arrêts maladies… Un enjeu majeur quand on sait que deux des problèmes de santé mentale les plus courants, la dépression et l’anxiété, coûtent chaque année 1 000 Mds$ à l’économie mondiale.


DÉCEMBRE 2021

Genfit noue un partenariat industriel de 500 M€ avec Ipsen. L’accord confère au laboratoire français, une licence exclusive sur le médicament phare de la biotech lilloise, elafibranor, dans la cholangite biliaire primitive. (Lire BiotechFinances n°969 du 20 décembre 2021, « GENFIT-IPSEN : UN PARTENARIAT FRANÇAIS RECORD DE 500 M€ »)

Rarecells boucle une série A démarrée en pleine pandémie en levant 4,4 M€ supplémentaires qui s’ajoutent aux 7,1 M€ déjà collectés. (Lire BiotechFinances n°968 du 13 décembre 2021, « RARECELLS, DEPISTAGE PRECOCE POUR VAINCRE LE CANCER »)

Emergence Therapeutics lève 87 M€ dans un tour A piloté par l’Israélien Pontifax Venture Capital. (Lire BiotechFinances n°968 du 13 décembre 2021, « EMERGENCE TX : 87M€ POUR UN ADC»)

MedinCell (MEDCL) obtient 4 M€ de financements de Bpifrance dont 3 M€ alloués au développement d’un médicament à base d’ivermectine contre la Covid-19.

Dotée d’anciens programmes de recherche de Sanofi, Corteria Pharmaceuticals obtient 12 M€ en amorçage auprès de Kurma Partners, et de 3 autres fonds de capital-risque. (Lire BiotechFinances n°968 du 13 décembre 2021, « CORTERIA PHARMACEUTICALS, HERITAGE DE SANOFI »)

Abionyx (ABNX) lève 4,2 M€ en bourse et peut ainsi racheter Iris Pharma pour 5 M€.

Perha Pharmaceuticals lève 3,1 M€ pour s’attaquer à la correction des déficits cognitifs associés à la Trisomie 21 et à la maladie d’Alzheimer. (Lire BiotechFinances n°967 du 6 décembre 2021, « PERHA PHARMACEUTICALS : 3,1 M€ POUR UNE DOUBLE ACTION COGNITIVE »)

Apteeus, spécialisée dans le repositionnement de médicaments pousse son atout maître, le Clofoctol, dans le traitement de la Covid-19. (Lire BiotechFinances n°969 du 20 décembre 2021, « APTEEUS EN PISTE POUR UN TOUR DE 40M€ CONTRE COVID-19»)

La CRO strasbourgeoise NovAliX, noue un partenariat avec Sanofi (SAN) pour développer de nouvelles chimiothèques codées par l’ADN.

A Barcelone, Integra Tx réalise un premier tour de 4,5 M€ auprès de Advent France Biotechnologie, Invivo Capital et Takeda Ventures pour développer une plateforme d’édition de gènes.

Kurma Partners clôt la souscription de son fonds Kurma Diagnostics 2 (KDx2) à hauteur de 83 M€.

Carmat (ALCAR) suspend les implantations en cours dans le cadre d’essai clinique de son cœur artificiel Aeson. La medtech a pris cette décision en raison « d’un problème qualité ayant affecté certaines de ses prothèses ».

Everimmune, spin-off de Gustave Roussy réalise une série A de 5,15 M€ afin de financer le développement clinique d’Oncobax AK (Akkermansia), une gamme de Produits Biothérapeutiques Vivants (PBV). (Lire BiotechFinances n°967 du 6 décembre 2021, « EVERIMMUNE, À LA RELANCE, LÈVE 5,15M€ »)

Erytech Pharma (ERYP) lève 7,85 M$ pour financer les opérations de pré-commercialisation en vue de l’approbation de son candidat eryaspase dans la LAL aux Etats-Unis.

HypnoVR boucle une série A de 4,5 M€ menée par Theodorus pour déployer à l’international une solution d’hypnose médicale.

FineHeart lève 6 M€ supplémentaires portant à 21 M€ sa série B annoncée en juin (lire Biotech Finances n°946 du 7 juin 2021, « FINEHEART, UNE SERIE B SOUS BANNIERE INDUSTRIELLE»).

Geneuro (GNRO) obtient 6,4 M€ de l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) suisse pour son candidat contre la COVID-19.

Neurinnov lève 3 M€ en amorçage pour développer sa solution de restauration de la préhension chez des personnes tétraplégiques.

PDC*Line Pharma parachève le second volet de sa série B à hauteur de 17,5 M€ dont 5,7 M€ de subventions émanant de la région wallonne. (Lire BiotechFinances n°967 du 6 décembre 2021, « PDC*LINE PHARMA MONTE À 37,5 »

Depixus réalise une série A de 30,6 M€ auprès de Lansdowne Partners et du Fonds PSIM (Programme de Soutien à l’Innovation Majeure), opéré par Bpifrance. Basée en France et au Royaume-Uni, la biotech développe une technologie pour l’extraction d’informations multi-omiques à partir de l’ADN, l’ARN et des protéines.

Robocath obtient 15 M€ de financement de la BEI pour accompagner le développement de ses solutions robotiques dédiées au traitement des maladies cardiovasculaires.

Argobio signe un accord avec GeneCode, une biotech basée en Estonie et spécialisée dans les maladies neurodégénératives. Doté d’une enveloppe de 50 M€, Argobio financera le projet jusqu’à 3 M€. (Lire Biotech Finances n°934 du 8 mars 2021, «ARGOBIO, UN START-UP STUDIO POUR BOOSTER L’ENTREPRENEURIAT »).

Le francophone du mois

« Nous sommes la seule structure européenne privée ayant mis au point le modèle PNH d’infection par le SARS-CoV-2 en collaboration avec VirPath et sa plateforme technologique VirNext, » souligne notre francophone de la semaine Hugues Contamin, cofondateur et président de Cynbiose. Et d’ajouter : « C’est un vrai partenariat public privé soutenu par la Région Auvergne Rhône-Alpes qui nous a permis d’adresser en mode service ce modèle à l’industrie européenne. » Voici peu, Cynbiose a réuni nombre d’officiels et d’acteurs académiques et privés autour de la pose de la première pierre de ses futures installations en région lyonnaise. Cet investissement total de 5,5 M€, un mixte de financement PIA 3, emprunt bancaire et fonds propres devrait lui permettre de grandir et de disposer d’un centre de 3 000 m2. Ce dernier sera logiquement opérationnel début 2023. « Nous pourrons faire du niveau 2 et 3 de confinement, y compris du niveau 3 respiratoire et nous disposerons aussi d’une zone de bio exclusion, » indique Hugues Contamin. « Nous combinerons à la fois des études sur des modèles PNH et des capacités d’analyses sur les maladies infectieuses voire sur les flores microbiennes ce qui nous rend aussi assez unique en Europe. » Au croisement de la poussée des médicaments biotherapeutiques et de ses 4 domaines de prédilection (1), Cynbiose qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 2,6 M€ devrait en profiter pour passer le cap de 5,5 M€ d’ici 5 ans et voir ses effectifs passer de 20 à 40 personnes. Un déploiement qui s’inscrit également dans un enjeu de souveraineté nationale.

(1) Maladies infectieuses, Microbiote (avec notamment la filière Cymbiome opérée par Cynbiose), Maladies du système nerveux central, Maladies respiratoires.

Les articles

Hypertension artérielle pulmonaire : Alsymo veut lever 4 à 5 M€

Créée début septembre, Alsymo ambitionne de proposer un nouvel actif pour un traitement transformant de l’HTAP, centré sur les mécanismes de remodelage vasculaire pulmonaire....

Radiothérapie Flash & Souveraineté sanitaire 

Il est rare que l’Edito Eco de France Inter évoque les avancées biomédicales ou encore les nouvelles thérapies. Aussi qu’elle ne fut pas notre...

Ibionext crée un « top-up fund » pour muscler ses start-ups

Le fonds d’investissement français Ibionext, cofondateur des 6 sociétés de santé dans lesquelles il est impliqué, annonce la création de ce qu’il appelle un...

JEITO CONFIRME SA THÈSE AVEC NEOGENE VENDUE 320 M$ À ASTRAZENECA

La belle nouvelle est tombée en milieu de semaine pour les équipes de Rafaèle Tordjmann. AstraZeneca acquiert la néerlandaise Neogene pour un montant total...

Deeptech : Biomemory, 5 M€ pour des teraoctets à foison

C’est une pépite dans le stockage de données dans l’ADN. La deeptech francilienne Biomemory créée voici un peu plus d’un an vient d’annoncer cette...

Sensome parée pour les premières ventes

Déjà 30 patients recrutés dans son essai clinique dont le démarrage a eu lieu en plein covid en Australie qui doit en inclure 100...

L’essentiel de la semaine du 28 novembre au 2 décembre 2022

Monde           L’Américaine iECURE boucle un tour A-1 de 65 M$ codirigé par Novo Holdings et LYFE Capital avec une participation importante des historiques Versant Ventures...

MEDSENIC, BIOSENIC : L’ESSENTIEL, C’EST LE PATIENT

Le reverse merger opéré entre Medsenic et Bone Therapeutics qui devient BioSenic consolide le déploiement d’une phase 2 « ALLOB » dans le traitement...

On refait l’actu des Healthtechs avec Sabine Dandiguian – Épisode 2

Soyez prêts à partager une vision inspirante de l’actualité en santé et à explorer la planète healthtech à travers le regard particulier d’une investisseuse...

15h Biotech Express

Sparing Vision, MedinCell

Sparing Vision avance. Ce  spécialiste de la thérapie génique en ophtalmologie a obtenu l’autorisation de conduire son premier essai clinique avec SPVN06, aux Etats-Unis....

AC Immune, Janssen pharmaceuticals, Sensome, Sensorion, iEcure

Un pas de plus contre alzheimer. La biotech suisse AC Immune (ACIU) et Janssen Pharmaceuticals s'entendent sur la sélection pour un développement ultérieur du...

Vous ne pouvez pas copier le contenu de cette page